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SOMBORY MA VILLE NATALE


LE SOUS-PREFET ET LE PRESIDENT DE LA CRD


19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 17:36

La crise alimentaire s’aggrave en Afrique et en Guinée et peut engendrer le délitement du tissu social. Les émeutes de la fin demeurent des souvenirs douloureux et dégradants pour l’image de notre continent ; elles ont eu des conséquences dramatiques avec leurs cortèges de victimes innocentes.


Malgré les cris d’alarmes, les beaux discours, les incantations des uns et les promesses des autres, l’objectif du sommet de la FAO tenu à Rome (Italie) le 3 juin 2008 de réduire de moitié, d’ici 2015, la faim dans le monde ne sera pas atteint sur le continent africain au vu du taux de progrès actuel.


Les facteurs d’exacerbation de la crise alimentaire sont multiples


L’insécurité alimentaire résulte des effets combinés : de la question environnementale telle la sécheresse ; de la pauvreté ; de la pandémie du sida ; des mauvais résultats des politiques agricoles ; de la spéculation financière et boursière mondiale qui engendre l’enchérissement des denrées alimentaires et des hydrocarbures (les deux étant intimement liés) ; de l’utilisation de plus en plus massive des biocarburants sur les terres arables au détriment des cultures vivrières ; de la mauvaise gouvernance avec notamment la gestion « patrimoniale » des ressources publiques.


La réaction tardive et inadéquate aux situations alimentaires d’urgence est un des facteurs aggravants de l’insécurité alimentaire en Afrique : c’est la principale raison pour laquelle la situation ne s’est pas améliorée bien que les premiers avertissements arrivèrent fin 2004 ; et ce n’est que quand des photos d’enfants souffrant de carence alimentaire furent montrées à la télévision, en juin 2005, que la communauté internationale s’activa. Et lorsque l’aide arriva des millions de personnes souffraient déjà de la famine. Les fonds demandés par les Etats en proie à cette crise et les appels d’urgence de l’ONU furent insuffisants et la plupart des promesses faites par les gouvernements occidentaux ne se sont pas concrétisées.


Par ailleurs, les livraisons d’aide alimentaire peuvent prendre entre 4 et 5 mois. Alors que le fait d’acheter la nourriture sur place serait une méthode moins chère et plus efficace pour apporter de l’aide, les gouvernements des pays donateurs ont décidé d’acheminer eux-mêmes l’aide alimentaire : c’était une bonne occasion d’écouler leurs surplus de récoltes et de procurer des bénéfices commerciaux à leurs propres entreprises agricoles et maritimes.


L’achat de stocks de nourriture à des fins d’aide humanitaire constitue un préjudice aux paysans, aux exploitants agricoles dans les pays en développement.


L’accroissement de la pauvreté est un facteur clé de la crise alimentaire. La nourriture peut-être disponible parfois, mais simplement inabordable ; par exemple en Guinée le sac de riz, aliment de base, coûte plus de 200000 FG et plus que le salaire moyen du citoyen lambda.


Depuis 1981, le nombre de personnes subsistant avec moins d’un dollar par jour en Afrique subsaharienne a doublé, pour passer à plus de 500 millions de personnes.


Avec la spéculation financière, boursière, le coût des denrées alimentaires s’est envolé, a doublé au cours des deux dernières années et le prix du riz, du maïs, du blé affiche un niveau record.


La question des biocarburants a été prédominante au sommet de la FAO tenu à Rome. La politique du commerce équitable serait un moyen de s’attaquer à la pauvreté dans les pays sous-développés. Ce slogan eut la vedette lors d’une campagne intitulée « Faites de la pauvreté une chose du passé » et lancée au moment du sommet du G8 qui s’est tenu à Gleaneagle en Ecosse du 6 au 8 juillet 2005.


Durant les deux dernières décennies, l’Afrique sub-saharienne a vu sa dette insuffisamment annulée et assortie de conditions draconiennes qui l’ont forcée à adopter une politique agricole néfaste et des règles commerciales injustes.


Le manque d’investissement dans la production agricole est la principale cause de la précarité alimentaire permanente de l’Afrique.


Selon l’organisation NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), il aurait fallu un investissement de 18 milliards de dollars par an dans l’infrastructure rurale africaine pour que soit réalisé l’objectif du sommet alimentaire mondial qui est de réduire de 50 % la faim sur ce continent.


Selon le rapport d'Oxfam, publié à l'approche du sommet du G8 à Heiligendamm (Allemagne) du 6 au 8 juin 2007, les pays riches devraient fournir 50 milliards de dollars par an afin d'aider l'Afrique et les autres pays appauvris à faire face aux conséquences inévitables du changement climatique, comme la sécheresse, les inondations et la baisse des récoltes due aux pénuries d'eau, à l’épuisement des réserves halieutiques.


D'ici 2020, près de 250 millions d'Africains devront y faire face en Afrique méridionale, au Sahel, dans la région des Grands Lacs et dans les zones côtières de l’Afrique occidentale et orientale. L’eau est devenue une denrée rare, une matière première fort convoitée, un enjeu majeur sur les plans politique, économique et stratégique (cf. le conflit israélo-syrien).


La pandémie du sida est un autre facteur important de la crise alimentaire. Il y a, dans la région sub-saharienne, plus de 30 millions de personnes porteuses du virus. La maladie frappe les jeunes adultes travaillant à la campagne et les affaiblit ; leur capacité de cultiver la terre est diminuée, entraînant ainsi une précarité alimentaire qui exacerbe à son tour les symptômes de la maladie.


À terme, pour juguler ce fléau de l’insécurité, la Guinée dispose d’atouts considérables : un sous-sol riche en minerais ; un sol fertile et des terres arables à profusion ; un climat agréable, avenant ; une pluviométrie exceptionnelle et de nombreux fleuves (Sénégal, Konkouré, Gambie, Niger, …) qui irriguent son sol ; une richesse humaine insuffisamment exploitée à bon escient.


La richesse humaine est la première richesse, la plus-value, la première matière première d’un pays ; la Guinée a enfanté un nombre incommensurable de génies créateurs mais c’est la cooptation « irrationnelle » de ses élites qui continue de poser problème au détriment de son peuple qui continue d’attendre la lueur du bout du tunnel, l’espoir en somme.


Le salut de notre pays passera inévitablement, entre autres : par une réorientation de la politique économique vers la production agricole, et non plus principalement vers le commerce qui ne génère pas d’emplois et de richesses suffisants à la majorité de la population ; par un assainissement de ses finances publiques ; par une restructuration de son administration ; par la prise en compte de la question environnementale ; par le dialogue sincère entre toutes ses composantes ; par la réconciliation nationale ; etc.…


Mais que valent ces vœux pieux sans le choix libre et éclairé de ses filles et fils qui pourraient l’amener vers des cieux plus cléments et radieux ?


 


 

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Published by Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH/Juriste et anthropologue guinéen - dans Libre expression
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