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SOMBORY MA VILLE NATALE


LE SOUS-PREFET ET LE PRESIDENT DE LA CRD


7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 13:53



Voilà que d’autres sorciers se démènent, vivement, dans la plaine pour éviter d’être surpris par le soleil. Mais ils oublient que tant que le festin n’est pas populaire, les risques d’indigestion seront encore vivaces.

Rapidement, pour une fois, mais sur injonction d’un Conseil national pour la démocratie et le développement - CNDD - qui détient le pouvoir en Guinée, depuis le 23 décembre 2008, 11 partis politiques sur la trentaine légalisée, viennent de signer et de publier une plate-forme commune. L’objectif est d’accéder, rapidement, aux leviers du pouvoir par l’organisation « d’élections libres et transparentes » au courant de l’année 2009. Il s’agit là, de revendications légales et légitimes.

L’essence d’un parti politique est, primairement, de conquérir le pouvoir ou, secondairement, l’influencer autant que faire se peut. Même si cette plate-forme est une sorte de déclaration de principe à l’instar des principes de condamnation des institutions africaines régionales et internationales, elle transporte et défend les paramètres théoriques revendiquant l’implantation des jalons pour une véritable Démocratie en Guinée.

Le hic ! Les deux principaux partis politiques à l’Assemblée nationale dissoute, le Parti déchu du pouvoir, le Parti de l’unité et du progrès (Pup), et le second parti du pays, l’Union pour le progrès et le renouveau (Upr) ne sont pas cosignataires de cette plate-forme. À l’exception de l’Union pour le progrès de Guinée (Upg), les autres partis siégeant à l’Assemblée nationale issue des législatives du 30 juin 2002, ne sont pas non plus signataires de cette plate-forme. Ce sont : le parti démocratique de Guinée – Rassemblement démocratique africain (Pdg-Rda), l’Alliance nationale pour le progrès (Anp) et de l’Ugd.

Il est vrai que cette Assemblée nationale ne reflétait pas la vraie configuration politique du pays, à cause du boycott des législatives par la majorité des partis membres du Front républicain pour l’alternance démocratique (FRAD), à l’exception de l’Upr. Bien qu’elle soit, aussi, considérée illégale, du fait d’avoir dépassé le terme légal de son mandat, elle reste le moyen de classification nationale et officielle des partis politiques jusqu’à nouvel ordre.

Cette fois, il faudra éviter de faire table rase de notre passé politique sans analyse, simplement parce que quelques hommes, englués dans un système de spoliation, ont contribué à la paralysie des institutions nationales. Il est plutôt recommandable de voir ce qui reste de ces institutions, pour les qualifier. Un exemple pour faire réfléchir. Entre 1985 et 1987, les unités industrielles guinéennes ont été, financièrement, « aliénées » sans que l’État en tire un kopeck, le moindre franc qui ait été utilisé pour les besoins des populations. Et pire, la Guinée ne possède plus ces unités industrielles. Quelques soient les arguties économétriques de cette « ère », il va falloir, un jour, réanimer ces unités industrielles ou les reconstruire en dépensant plus d’argent que si on les avait conservé et réorienté dans un contexte d’économie libérale. Quel est le lien avec cette plate-forme des partis politiques ? Partir du passé politique récent pour tirer les leçons profitables.

Encore une fois, comme par le passé, la plate-forme commune ne reflète pas la participation de tous les partis politiques qui ont reconnu au CNDD le droit et le devoir de coup d’État. Allons-nous avoir une deuxième plate-forme de la majorité des partis politiques qui ont siégé, depuis 2002, à l’Assemblée nationale sous la houlette du Pup ? Une guerre de plates-formes en perspective ?

Il faut espérer qu’il n’y ait pas là, un projet du Pup visant à être, encore, « le parti qui soutient les actions du gouvernement » ou de mise en place d’une structure de mouvance présidentielle qui dévierait le CNDD et son président de leurs premières résolutions de ne pas perdurer au pouvoir au profit d’une véritable Démocratie de Bonne gouvernance.

En attendant, il y a une dichotomie de date et de temps qui présage d’un désaccord certain. Alors que le CNDD se projette sur 2010, les partis politiques, signataires de cette plate-forme, comptent en finir avec le pouvoir militaire d’exception dans le courant de 2009. Que va-t-il se passer si le CNDD rejette ou amende la plate-forme ?

Dans son message à la nation, à l’occasion du nouvel an 2009, le président du CNDD disait : « Le CNDD et moi-même veillerons de très près à la mise en œuvre d'un autre grand chantier : celui de la refondation de la Démocratie, qui passe par la réforme de la justice, la libéralisation des ondes et l'organisation d'élections législative et présidentielle libres et transparentes d'ici décembre 2010 ». Le calendrier daté n’est, certes, pas le plus important. Des compromis sont possibles.

Le plus important, et qui est un potentiel danger, c’est la récupération du système établi sous les mandats successifs du Général Lansana Conté, en négligeant la révision constitutionnelle. L’organisation des élections législatives et présidentielles, sans révision constitutionnelle, ne garantit en rien que le nouveau pouvoir, et sa nouvelle personnalité dominante, n’aillent pas « adopter » la Loi Fondamentale favorisant la confiscation du pouvoir, voire sa personnalisation.

Dans son interview, publiée récemment sur Guinéenews, le président du Rassemblement du peuple de Guinée (Rpg), un des partis signataires de la plate-forme, le Pr. Alpha Condé, stigmatisait l’inexistence de cette Constitution, par l’absence d’application. Parlant de l’attitude de Mr. Lamine Sidimé, président de la Cour suprême, qui a décidé d’appliquer ce que disait le président Lansana Conté à la place de ce que stipulait la Constitution, il a déclaré : « On avait à faire avec un parlement illégitime. Donc on ne peut nous parler du tout d’une Constitution qui n’existe pas ». Mais alors, tout comme l’on souhaite une Assemblée nationale légale, il nous faut auparavant une Constitution, légale, dont l’existence se fait sentir en théorie et en pratique.

De quoi dépend, de jure et de facto, la légalité d’une Assemblée nationale ? Certainement des édits d’une Constitution qui détermine ses règles de fonctionnement parallèlement à celles de l’Exécutif et du Judiciaire et leur interaction, la liberté de presse et les libertés individuelles. On peut spéculer. Cependant, il faut éviter d’aller d’exceptions en exceptions en alléguant que dans la situation exceptionnelle de la Guinée, on peut exceptionnellement élire, sans Constitution acceptée, une Assemblée nationale qui fonctionne et un exécutif avec un président de la République en exercice, sans anicroches. Il ne faudrait pas minimiser les risques de dérive ni les augmenter.

Ceci dit, il est impératif que le calendrier des Partis politiques en 2009 comporte, en premier lieu, la révision constitutionnelle. Elle est, en première et dernière instances la référence indispensable. Ce n’est pas parce qu’elle a été violée et rejetée qu’il faut en faire une paria. C’est cette même Constitution qui doit déterminer le rôle et la place de l’armée nationale dans la République avec les ressources dues. « À faire l'amour sur des malentendus, on vit toujours des moments défendus » (Marc Lavoine- « Les yeux revolver »).

Dans la perspective d’une révision constitutionnelle, il est profitable d’avoir à l’esprit ceci : « Dans le sens où la Démocratie représente le pouvoir du peuple par et pour le peuple, il serait utile que les peuples africains soient – respectivement – le baromètre réel de leur démocratie. Cela ne suffit certainement pas. Il se pose, également, le problème des hommes pour la mise en œuvre des lois et règles. A priori, si les contenus des institutions sont adaptés aux réalités et respectés, ils désigneront de facto les types d’hommes (et de femmes) capables de les faire fonctionner à travers le jeu démocratique» (« Repères sur le parcours » in « Chronique d’une Démocratie annoncée » - page 243). En d’autres termes, la Constitution et les institutions sont, ensemble, les déterminantes inaliénables d’un État de droit dans une Démocratie qui allie les principes généraux aux particularités nationales. Cela veut dire que la révision constitutionnelle, plus importante que la révision des listes électorales et le recensement inhérent, exige une consultation élargie des populations. Que cela soit écrit et accompli.

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Published by O.T.F correspondant de somborynews - dans Activités politiques
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