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LE SOUS-PREFET ET LE PRESIDENT DE LA CRD


3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 15:38

L'année 2012 qui s'est achevée a été riche en événements, surtout politiques et économiques, en Guinée. Une année marquée par de manifestations et affrontements politiques en prélude aux futures élections législatives, mais aussi des résultats des performances économiques. Votre quotidien en ligne Guinéenews© essaye de faire la rétrospective des douze événements majeurs ayant marqué l’année écoulée en Guinée. Les évènements cités ici-bas par ordre alphabétique ne sont certes pas exhaustifs, mais ils reflètent certainement les points focaux d'évènements majeurs de 2012. 

Accident de circulation

En 2012, nos routes ont été meurtrières. L'année a démarré avec l'accident du train minier de 23 wagons appartenant à Rusal qui exploite les gisements de bauxite de Kindia et de Fria. Il a déraillé en face de la Sig-Madina à Conakry sans faire des victimes. En une semaine d'intervalle, trois accidents de circulation routière ont fait 68 morts, plus d'une vingtaine de blessés et des dégâts contre 12 morts sur la route de Kankan.

De même à Beyla, un camion de transport mixte a provoqué la mort de 56 passagers. Toutes les victimes ont été enterrées dans une fosse commune. Le record de l’année ! Récemment, une autre camionnette de transport en provenance de la région forestière s'est renversée en décembre 2012 sur la route de Siguiri, tuant ainsi vingt passagers. Deux Guinéens dont une hôtesse d'une agence de voyage privée ont trouvé la mort en Arabie Saoudite, suite à un accident de circulation survenu au Hadj 2012. Et ce n'est pas tout !

Les accidents, ce ne sont pas seulement sur les routes mais au large de nos côtes. En septembre, par exemple, une barque de fortune a chaviré au port de Boulbinet, faisant ainsi 25 morts, 13 portés disparus et 21 rescapés. Alpha Condé a dû être au chevet des victimes. Une autre pirogue a chaviré au large des côtes Kamsar, faisant ainsi trois victimes.

A côté des accidents, les incendies. A la veille de 2012, un incendie s’est déclaré à Taouyah. Bilan, cinq morts. Quelques jours après, un incendie a consumé 80 boutiques et 165 kiosques et tables au marché Matoto. Pas de morts, certes, mais des dégâts. Exactement comme dans l’incendie survenu au marché Madina. En Août, un immeuble de 6 étages s'est effondré à la Minière, faisant un mort. Alpha Condé était au chevet des blessés.

Voilà quelques accidents enregistrés çà et là en Guinée au cours de l’année écoulée. S'exprimant à l'occasion de la célébration de la journée africaine de la sécurité routière, le ministre délégué des transports, Tidjane Traoré, a dit que les accidents tuent plus que le sida et le paludisme réunis en Guinée. Selon les chiffres les accidents hors des agglomérations s’élèvent à 368 cas pour 365 morts, 183 blessés et 438 engins cassés en 2012 contre 2 427 accidents pour 228 morts et 1292 véhicules endommagés à Conakry.

L’année 2012 n’a pas été que des incendies ou des accidents pour les guinéens mais des épidémies. Mais celle qui a fait beaucoup de victimes en si peu de temps, c’est bien le choléra.

Elle a été signalée pour la première fois au mois de février 2012 à Forécariah, ville de la Basse Guinée frontalière de la Sierra Leone et située à une centaine de kilomètres de Conakry.

Du 2 au 9 février, les autorités sanitaires ont enregistré dix décès sur 68 cas signalés à Forécariah. Six mois après, l'épidémie de choléra a connu un pic, alimenté par la saison des pluies. Au total, les autorités sanitaires parlent de 104 morts sur 5 152 cas sur toute l’étendue du pays.

Les zones les plus touchées sont toujours Forécariah, et Conakry, ainsi que Coyah et Dubréka.

Sur les 40.000 personnes vivant avec le SIDA, seules 25.000 ont accès aux soins anti- rétroviraux.

Dossier du 19 juillet 2011 relatif à l’attaque de la résidence présidentielle

Le dossier du 19 juillet 2011 relatif à la présumée attaque de la résidence présidentielle guinéenne a défrayé la chronique en 2012. En attendant le procès, la justice guinéenne a libéré dans un premier temps 17 présumés accusés, suite à un "non- lieu' au mois de mars 2012.

Au mois de Juillet, la Chambre de mise en accusation de la Cour d'Appel de Conakry a également prononcé un non-lieu en faveur de 15 détenus, dont le général Nouhou Thiam.

Contre toute attente, le ministère public a interjeté appel contre la décision de non-lieu. Des mois après, c’est la Cour suprême de rejeter le pourvoi en cassation de la décision de mise en liberté.

Entre-temps, trois présumés accusés ont rendu l’âme dans les geôles guinéennes. Le 18 Janvier 2012, Thierno Soufiana Diallo, a succombé de ses blessures à l’infirmerie de la prison, ainsi que les officiers Issiagha Camara et Abdoulaye Aidor Bah vers la fin de l’année 2012.

Le général Sékouba Konaté est monté au créneau pour plaider en faveur de ses proches incarcérés dans le cadre de ce dossier parce que, dit-il, l’affaire du 19 Juillet est un montage.

La justice guinéenne a programmé l’ouverture du procès, alors que la résidence a été rénovée. 

Fria-Rusal

La ville de Fria a été l’objet de tapage médiatique en 2012. Tout a commencé au mois d’Avril 2012, lorsque les travailleurs de l'Usine d'Alumine de Fria ont déclenché un mouvement de grève pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Un procès au tribunal de travail, une série de médiations à Conakry et des émeutes à Fria, tout a été tenté pour régler la crise ou presque mais c’est le statu quo des mois durant.

Alpha Condé aurait déboursé 2 milliards 400 millions de francs guinéens en faveur des travailleurs pour apaiser les tensions dans cette unité industrielle paralysée par cette grève.

Au mois d’août 2012, le directeur général de l'usine d'alumine de Friguia, David Camara, a tiré la sonnette d'alarme sur la rupture de mazout à laquelle est confrontée son usine qui ne disposerait que d'un stock de deux jours pour faire tourner ses turbines.

Conséquence, la ville de Fria est menacée d’une catastrophe humanitaire. Après des mois sans salaire, les travailleurs ont commencé à vendre leurs biens immobiliers pour survivre.

Une forte délégation de l’opposition guinéenne s’est rendue à Fria pour remonter le moral des populations locales. Le lendemain, c’est le tour du Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana, de faire le déplacement pour tenir des promesses jusque-là non satisfaites.
C’est le même sort que vit actuellement le fleuron de la société guinéenne des télécommunications (SOTELGUI). Sa faillite a mis de milliers d’employés dans la précarité.

International

L’année 2012 aura été celle des safaris habituels du président Alpha Condé dans le reste du monde : Brésil, Malaisie, France, Ghana, Nigéria, RDC, Doubaï et à la Mecque pour le Hadj.

Il a pris part, par exemple, au Forum économique mondial de Davos, au sommet de la francophonie à Kinshasa. Il a effectué une visite officielle à l’Elysée chez son homologue, François Hollande. Mais il a tout de même boudé l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

En Avril 2012, Alpha Condé, a été choisi par ses pairs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDAO) pour être le médiateur dans la crise en Guinée Bissau. Mais il sera récusé par Koumba Yala. Alpha Condé désignera Loucény Fall.

Alpha Condé n’a pas fait que voyager en 2012 mais il a reçu des hôtes, Abdou Diouf en début d’année, puis Alhassane Ouattara, le nigérien Mahamadou Issoufou, enfin Macky Sall. Mais le hic aura été l’arrivée jusqu’aux portes de Conakry de Mme Hillary Clinton, Laurent Fabius, François Hollande, sans toutefois que ces derniers ne foulent le sol guinéen.

Deux ans après son élection, Alpha Condé n’a pas dépassé la Basse Guinée pour aller remercier ses populations et s’enquérir de leurs préoccupations dans la Guinée profonde.

Assassinat de Mme Aissatou Boiro

L’année 2012 aura été surtout celle de la montée inquiétante de l’insécurité et de la criminalité en Guinée. Quatre boutiques ont été cambriolées le 8 janvier 2012 au marché de Labé avec une perte estimée à plus de 200 millions de francs guinéens. En réaction, les commerçants ont fermé boutiques et magasins pour protester contre l’insécurité qui prend de l’ampleur autour du marché central. Ce mot d’ordre a été suivi à la lettre.

Dans la nuit du 13 au 14 janvier, plus de cent millions de francs ont été emportés par des cambrioleurs armés à Pita-Centre, devant l’indifférence des forces de l’ordre. Conséquence, les citoyens ont fermé leurs commerces deux jours durant en guise de protestation à Pita. Deux gendarmes et deux policiers ont été interpelés à Mamou pour l’enquête.

D’autres protestations populaires ont été observées à Siguiri, Kankan, Kissidougou et N’Zérékoré. Partout, les citoyens dénonçaient l’indifférence des autorités et la montée de la criminalité. A Siguiri, par exemple, le soulèvement populaire a emporté le préfet de la ville.
Le ministre de la culture, Ahmed Tidjane Cissé, a été subtilisé de sa voiture de commandement, alors qu’il était parti présider le samedi 28 Avril une cérémonie de remise de diplômes à l’Université privée Kofi Annan de Nongo. La voiture du célèbre écrivain guinéen, Thierno Monénembo de marque Honda a été enlevée le samedi 25 août à Kipé.

Le top a été atteint en novembre 2012, lorsque des inconnus armés ont commis un double assassinat sur la route de Kipé, en attentant la vie de Mme Aissatou Boiro, directrice nationale du Trésor public et de Paul Cole, responsable Informatique de la société Etibul.

Un drame qui avait choqué le Guinéen lambda ainsi que les partenaires étrangers du pays parce que Madame Aissatou Boiro, qui a été abattue dans un quartier résidentiel de la banlieue de Conakry, s’était fermement engagée à démanteler des réseaux de corruption en Guinée. Une enquête complète a été demandée aussi bien dans le pays qu’à l’étranger. La police guinéenne a annoncé l’arrestation des deux présumés tueurs sur les cinq.

A part la réhabilitation des Brigades Anti-criminalité, rien n’indique que les citoyens sont à l’abri des hors-la-loi. Les coupeurs de route sont toujours maitres dans la Guinée profonde.

L’obtention du PPTE, l’annulation de la dette avec le Club et le 10ème FED

En 2012, la Guinée a vu beaucoup de ses dettes allégées. Tout d’abord, le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouvel accord en faveur de la Guinée "au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC)" pour un montant équivalant à 198,9 millions de dollars.

Ensuite, le Club de Paris a décidé d'étendre "l'allégement de la dette à la Guinée dans le cadre de l'Initiative renforcée pour les pays pauvres très endettés (PPTE), en appui au programme du pays, et avec l'assistance du Fonds monétaire international', a-t-on appris.

Après douze années d'attente, la Guinée a (enfin) atteint le 26 septembre le point d'achèvement dans le cadre de l'initiative des pays pauvres très endettés (PPTE). Conséquence, sa dette extérieure de 2,1 milliards de dollars a été allégée sur 3,1 milliards de dollars. Ceci permettrait de libérer les ressources nécessaires à la relance de l’économie.

Sur le total de la réduction d’environ 2,1 milliards de dollars, environ 70 pour cent proviendra de créanciers multilatéraux et le reste de créanciers bilatéraux et commerciaux.

Ce point d'achèvement marque la fin du processus de l'initiative qui a débuté en 2000 lorsque les Conseils d'administration du FMI et de la Banque mondiale sont convenus que la Guinée avait réuni les conditions requises pour atteindre le point de décision, stade auquel les pays commencent à recevoir un allégement de la dette sur une base intérimaire.
Selon les institutions de Bretton Woods, la Guinée a accompli des « progrès satisfaisants » lui ayant permis d'atteindre le point d'achèvement, stade auquel l'allégement de la dette devient irrévocable et le pays admis à bénéficier de l'allégement de sa dette.

La France et la Guinée ont signé à Paris un accord d'annulation et de rééchelonnement de dette de la Guinée d'un montant de 150,8 millions d'euros, suite à la négociation de l'accord du 11 avril 2012 entre le gouvernement guinéen et les créanciers du Club de Paris.

L’autre bonne nouvelle de l’année 2012, c’est la signature entre la Guinée et l’Union Européenne à Bruxelles de l’enveloppe du dixième fonds européenne pour le développement. Dans un premier temps, un montant de 34,4 millions d’euros, soit 16 pour cent de l’enveloppe, sera décaissée et le reste après la tenue des législatives transparentes.

Recomposition de la CENI

A la veille de 2012, Alpha Condé a rencontré la classe politique, puis son principal opposant, Cellou Dalein Diallo et son ancien allié, Lansana Kouyaté. Ces rencontres ont permis à décrisper plus ou moins le climat politique jugé si délétère au lendemain de son élection.

L'année 2012 a débuté par la tenue d'un dialogue politique inclusif dans la salle des Actes du Palais du Peuple. Même si les quelques accords obtenus entre les protagonistes sont jugées minces, nombreux sont les observateurs qui y avaient vu une note d'espoir.

Le secrétaire général de la francophonie, Abdou Diouf, fait une lecture différente. S’exprimant au terme de sa visite de travail de 72 heures à Conakry, il avait dit le 4 janvier avoir senti un mur de méfiance, qu’il faut briser et qu’’il y a encore des efforts à accomplir pour relancer une dynamique de dialogue devant conduire rapidement à des législatives.

Le président Alpha Condé a plusieurs fois souligné lors de ses déplacements que la tenue des élections législatives était cruciale pour la stabilité et l’image de la Guinée. Mais la tenue de ce scrutin longtemps repoussé a été une source de dissension durant toute l’année écoulée.

Cependant, la bonne nouvelle en 2012 aura été le départ de Loucény Camara à la tête de la commission électorale, suivie de la recomposition paritaire de l’institution électorale. Cela au prix d’une âpre lutte parce que l’opposition guinéenne a dû multiplier les manifestations de rue, les meetings, les sit-in des femmes, les journées ville-morte et les marches.

Elle a poussé l'audace jusqu'à retirer ses représentants au sein du gouvernement et des institutions républicaines au lendemain de la marche avortée du 27 Août 2012 à Conakry.
Mais de toutes ces marches, qui se sont souvent soldées par des morts, des blessés, des arrestations et des procès, seulement deux ont le plus retenu l’opinion et ébranlé le pouvoir.

D’abord, la marche du 10 Mai, qui s’était traduite par l’arrêt de la révision des listes électorales, alors que le pouvoir était réticent. Et celle du 20 septembre dernier organisée à Conakry, qui s’était soldée par la recomposition paritaire de la commission électorale.

Dans la même logique, le Conseil national de la Transition (CNT) a adopté la loi portant « recomposition paritaire » de la CENI, qui prévoit la désignation, au titre de Commissaires de la CENI, dix membres de la Mouvance présidentielle, dix de l'Opposition, trois des Organisations de la Société civile et deux de l'Administration mais sans le Centre.

Depuis, une nouvelle CENI a été mise en place avec un président élu, Bakary Fofana. Celui-ci a d’ailleurs décliné le chronogramme et fixé la date des législatives au 12 mai 2013.

Au lendemain de cette annonce, Bakary Fofana a été critiqué par certains de ses pairs ainsi que les opposants pour le choix unilatéral de la date du scrutin. Pourtant, le conseil national de la transition se targue d’avoir diminué les pouvoirs exorbitants du président de la CENI. Mais lui a annoncé tard la soirée la date du scrutin sans consulter son bureau.

En réponse, l’opposition guinéenne promet de réagir très prochainement à travers des manifestations de rue sur toute l’étendue du territoire national. Cellou Dalein Diallo a mis en garde le pouvoir et la CENI. Comme on le voit, cette menace annonce les couleurs de 2013.

Les scandales

Le 16 janvier 2012, la justice guinéenne a rendu sa décision dans l’affaire de « tentative de détournement des 243 milliards de francs guinéens destinés au bitumage de la contournante de Coyah ». En effet, quatre cadres du ministère des Travaux publics et transports sur les sept mis en cause ont été condamnés à deux ans de prison ferme avec une amende. Les trois fuyards ont été condamnés par contumace à 10 ans de prison ferme.

Dans la nuit du 30 au 31 janvier vers 22 heures, saisie de 22 kilogrammes de cocaïne à l’aéroport international de Conakry sur un passager franco-guinéen qui était prêt à s’embarquer pour Paris. Malheureusement, Alseny Barry a réussi à se faufiler. Depuis, aucune suite.

En 2012, le ministère des audits a révélé que chaque année scolaire et universitaire, le gouvernement guinéen enregistre une perte financière évaluée à plus de 40 milliards de francs guinéens, soit environ cinq millions de dollars US, dans le cadre du paiement des bourses d'étude ou d'entretien, aux étudiants fictifs dont le nombre est estimé à plus de 55 mille.
Dans les mines, Alpha Condé a été fortement critiqué par ses détracteurs, qui l'accusent d'opacité dans sa gestion minière, alors qu'il avait promis plus de transparence dans le secteur à Davos. A titre d'exemple, de nombreux scandales miniers ont été ébruités par la presse, poussant ainsi le conseil national de la transition (CNT) à entendre les ministres Kerfalla Yansané de l'Economie et des Finances et Mohamed Lamine Fofana des mines.

On peut citer entre autres les 25 millions de dollars de Palladino et les prêts de 150 millions de dollars du gouvernement angolais. Pire, des cadres ont tenté de détourner plus de 13 milliards de francs dans les caisses de l’Etat. L’affaire a été ébruitée en Mai 2012.

Le comble du malheur est que malgré les discours d'intention d'Alpha Condé, la Guinée s’est classée 154ème pays sur 174 et 40ème sur 48 en Afrique, selon Transparency International.

En 2012, le géant minier anglo- australien BHP Billiton a annoncé son intention de mettre un terme à son projet de bauxite- alumine situé dans le triangle Boffa- Santou- Houda.

Affaire Nafissatou Diallo, suite et fin ? 

Nafissatou Diallo, le monde entier est loin d'oublier le prénom de cette charmante femme de chambre d'origine guinéenne, qui a provoqué la chute du tout-puissant directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (DSK), brisant ainsi la chance du potentiel successeur de Nicolas Sarkozy de prendre les rênes de Élysée.

Ce 14 mai 2011, lorsque Nafissatou Diallo, qui avait quitté sept ans plus tôt son Lélouma natal en Guinée pour tenter l'aventure au pays de l'Oncle Sam, a croisé DSK à l’hôtel Sofitel, elle ignorait que sa vie basculerait, au point d’être au centre de l’actualité internationale.

Dans un premier temps, Nafissatou Diallo avait été dépeinte comme une mère exemplaire et pieuse et une employée modèle. Mais ses déclarations contradictoires sur son histoire et sur les circonstances de son agression sexuelle, ainsi qu'une conversation téléphonique avec son ‘’ami’’ en prison, avaient semé le doute dans l'esprit du procureur Cyrus Vance Jr, qui, en Août 2011, avait prononcé un non-lieu dans la procédure pénale. En réplique, ses avocats avaient aussitôt engagé des poursuites au civil.

Près de 20 mois après, les deux parties ont mis un point final à l'affaire à l'amiable en décembre 2012. Avec à la clé beaucoup d'argent pour Nafissatou. Fini les serpillières à Sofitel donc ! À 33 ans, une nouvelle vie faite de célébrités s'ouvre grandement pour elle.

Sport : football 
L'année 2012 est en deçà des attentes sur le plan sportif. Et pour cause ? Tous les clubs guinéens engagés dans les compétitions continentales ont été éliminés dès le premier tour.

Quant au Syli national, version sénior, il a été aussi éliminé au premier tour de la dernière biennale du football africain qui s'est disputée en Afrique centrale en début d’année. Pire, la révélation de la dernière Coupe d'Afrique des Nations de football ne pourra pas participer à la prochaine édition prévue en Afrique du Sud, suite à sa défaite contre le Niger.

C'est le même sort pour nos Cadets et juniors, qui ont été éliminés dans toutes les compétitions africaines de leur catégorie. Aujourd’hui, le Syli local en course au dernier tour éliminatoire du championnat africain réservé aux joueurs locaux est en lice. De même que le Syli A engagé dans les éliminatoires de la coupe du monde de football, Brésil 2014.

Autre point noir, c'est la piètre prestation des athlètes guinéens au Jeu Olympique de Londres 2012. A défaut de remporter des médailles, trois sportifs se sont évadés dans la nature.

Dans les compétitions locales, le Horoya AC de Conakry est sacré champion de Guinée. De même, il a également remporté la super-coupe. En revanche, le FC Séquence de Dixinn s’est contenté de la coupe nationale de football de Guinée pour la troisième fois consécutive.

La bonne nouvelle, c’est le départ d'Aboubacar Titi Camara au profit de Sanoussy Bantama Sow au ministère des sports. Ce dernier a promis de redynamiser le sport guinéen.

Affaire Zogota

Quand Washington déconseillait ses ressortissants de se rendre en Guinée au mois de novembre 2011, en raison de la situation politique imprévisible qui prévalait à Conakry, personne ne pouvait imaginer que l’année 2012 serait agitée et mouvementée pour les guinéens.

Effectivement, l'année 2012 a été marquée entre autres par des contestations populaires, tant à Conakry qu'à l'intérieur. Elles sont politiques, estudiantines, judiciaires et sociales.

Dans le premier cas, les politiques occupent les rues pour exiger la recomposition paritaire de la commission électorale, l'organisation des législatives transparentes et crédibles et les critiques sur la gestion du pays. Elles ont plusieurs dénominations. Ce sont des marches pacifiques, des meetings géants, des journées ville-morte, des sit-in des femmes.

Dans le deuxième cas, des étudiants vident les campus, occupent les rues et réclament l'amélioration de leurs conditions de vie et d'étude. Ces incidents ont été enregistrés dans la plupart des universités publiques du pays, notamment à Boké, Labé, Kankan, Conakry.

Dans le dernier cas, les populations fustigent l’indifférence des autorités locales (Siguiri, Kankan, Gueckédou, Zogota, Fria), la fourniture du courant électrique pendant la biennale du football africain ou la saison hivernale (Conakry, Kamsar, Kindia), la fin de l'insécurité et du grand banditisme (Siguiri, Labé, Pita, Kankan, N’Zérékoré et Kissidougou).

La particularité de toutes ces contestations est le plus souvent l'intervention des forces de l'ordre, qui répriment les manifestants. Conséquence immédiate, ce sont souvent des morts, des blessés, des arrestations et des procès. Six morts à Zogota, deux à Siguiri, un à Gueckédou, un à Kamsar.... Aucune enquête judiciaire sérieuse n'est ouverte pour l'instant.

Les guinéens ont beaucoup souffert de la violation des droits de l’homme en 2012. Un caporal a ouvert le feu sur un chauffeur de taxi à Mamou, trois accusés dans le dossier du 19 Juillet 2011, sont morts dans les geôles, des forces de l’ordre ont tué cinq citoyens à Zogota.

Sur le plan politique, les forces de l’ordre ont tiré un corbillard. Cellou Dalein Diallo a été empêché d’accéder au stade de Télimélé. Lansana Kouyaté en partance à Fria a été stoppé à mi-chemin. Beaucoup de cadres jugés de l’opposition ont perdu leur poste. Et le comble, c’est le ministre de la pêche, Moussa Tata Vieux Condé, qui a menacé depuis Labé de couper l’eau pour les citoyens non membres de la mouvance présidentielle.

Toutes ces exactions peuvent cesser en 2013, si les autorités apportent un accompagnement significatif au nouveau ministre des droits de l’homme, Kalifa Gassama Diaby.

Waymarck

Au lendemain de son investiture, Alpha Condé a exprimé son souhait de procéder à un recensement intégral pour changer le fichier avec lequel il a d’ailleurs été élu, pour refaire un nouveau fichier aux législatives. C’est l’étincelle qui a déclenché le feu aux poudres.

Autrement dit, il voudrait que le contrat de l’opératrice de saisie de la présidentielle, la SAGEM, soit annulé au profit de la sud-africaine Waymarck et son partenaire local, Sabary Technology.

Une proposition rejetée en bloc par tous les leaders de l’opposition guinéenne, qui ont multiplié les manifestations de rue pour demander le départ de Waymarck. Ils ont été rejoints par les leaders du Centre, qui disent avoir des « réserves sérieuses » sur Waymarck.

De 2010 à 2013, tout a été dit ou presque sur Waymarck. Du côté de l’opposition guinéenne, par exemple, d’aucuns soutiennent mordicus qu’il a été recruté sans appel d’offres par Alpha Condé et son fils, Mohamed Condé. D’autres jurent qu’il est sur la liste rouge des nations unies. D’autres estiment qu’il ne serait pas fiable et performant. D’autres encore rajoutent que les scrutins qu’il a organisés s’est souvent soldé par des conflits.

Du côté du gouvernement et de la mouvance, ils avaient dit dans un premier temps que c’est un don du gouvernement sud-africain et que ses matériels sont très fiables et performants.

Et comme pour confirmer les dires des opposants, un rapport du programme des nations unies pour le développement (PNUD) a mis en cause la fiabilité de Waymarck. Tout comme les conclusions des experts de la Francophonie, qui ont décelé une vingtaine de failles à corriger. Sans oublier la démonstration de la fiabilité et des performances de Waymarck au Palais du Peuple de Conakry, qui n’a pratiquement rien donné.

Aux dernières nouvelles, pendant que l’opposition accuse le président de la CENI, Bakary Fofana, d’avoir dissimulé le rapport de la francophonie jugé défavorable à Waymarck, il se dit que l'ONU serait prête à trouver un opérateur de saisie en un mois, si on le lui demandait.

Le hic est que certains opposants guinéens disent avoir été contactés par des occidentaux pour qu’ils acceptent Waymarck. Question des observateurs : Pourquoi des occidentaux rejetteraient-ils la société SAGEM, qui est la leur, au profit d’une sud-africaine ? Waymarck est- elle sérieusement une société sud-africaine et non la protégée d’une multinationale ?

                                                                                                                    Source : guinéenews

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