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LE SOUS-PREFET ET LE PRESIDENT DE LA CRD


26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:42

Invité ce samedi Vincent Foucher, chercheur à International Crisis Group (ICG), à propos de la Guinée. ICG vient de publier un rapport intitulé «Sortir du bourbier électoral». L'opposition guinéenne a à nouveau manifesté cette semaine dans le calme avec pour cible la Commission électorale nationale indépendante, la Céni.

 

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RFI : C’est une fois de plus la Céni qui a été prise pour cible par les manifestants. Que lui reproche l'opposition ?

Vincent Foucher : Il y a une série de critiques et de soupçons qui a été formulée sur toute une série d’aspects du processus électoral. Il y a eu une avancée importante en septembre dernier lorsque le président a accepté le principe d’une refonte de la Céni. Une loi a été votée à cet effet et une nouvelle Commission électorale a été créée, même si cela s’est passé sans débat. Il y a eu une très vive controverse sur la composition de la Céni, la représentation de l’opposition etc… Mais finalement, il y a une nouvelle Céni qui est en place et c’est une avancée appréciable même si elle est maintenant très contestée. Son nouveau président Bakary Fofana a été attaqué assez vivement à plusieurs reprises déjà par l’opposition.

Mais le vrai problème du moment, c’est le fichier électoral et plus précisément les conditions de sa révision. C’est le fichier électoral qui avait servi pour élections présidentielles de 2010 et qui posait un certain nombre de problèmes qui vont aussi être mis à jour, mais on est quand même trois ans après. Donc il y a un débat très vif sur comment réviser, quelle entreprise doit le faire ?

 

Et notamment l’opérateur sud-africain Waymark qui est mis en cause par les manifestants lundi ?

 

Tout à fait. Le régime a sélectionné un nouvel opérateur, a changé d’opérateur –c’était l'entreprise française Sagem qui avait aidé à la mise en place du fichier précédent. C’est un des aspects du débat.

 

Il y a aussi la possibilité pour les Guinéens de l’étranger de voter ?

 

Tout à fait. Le fichier est le problème du moment, mais il y a toute une série d’autres points. Et une des questions qui a déjà été posée par l’opposition, c’est la question du vote des Guinéens à l’étranger puisqu’il est théoriquement prévu par la loi électorale, puisqu’il a été possible lors de la présidentielle. Et semble-t-il dans le dispositif tel qu’il est prévu actuellement, le vote des Guinéens à l’étranger ne sera pas possible. Evidemment, cela a une dimension politique très importante puisque le vote des Guinéens à l’étranger est très orienté en faveur en particulier d’un parti de l’opposition, l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

 

L’opposition dit carrément que le pouvoir n’a pas envie d’aller aux élections ? Est-ce que vous pensez que c’est vrai ?

 

Tout le monde est à peu près d’accord pour dire qu’au début, à sa prise de fonction en décembre 2010, Alpha Condé n’était pas forcément très pressé d’aller aux élections parce qu’au fond il avait remporté une victoire assez difficile. Au premier tour de l’élection présidentielle, il avait eu 18% des voix avec beaucoup de problèmes sur le vote et donc il avait en fait probablement plus mais il était quand même sorti d’une lutte assez difficile, une victoire presque minoritaire. Et au fond, on l’a vu au cours des deux années passées, essayer de consolider sa majorité. Il a transformé son parti en un parti plus large, en rassemblant toute une série de petits partis qu’il avait soutenus à différents moments. On a donc tout un travail politique et on comprend bien qu’au début, il a voulu prendre le temps d’essayer d’avoir des résultats, de consolider son parti, de consolider son contrôle sur l’Etat.

 

D’avoir plus de chance d’être majoritaire à l’Assemblée ?

 

Tout à fait. Un certain nombre de personnes considèrent qu’à partir de l’été 2012, le président Condé a quand même changé de position et a commencé à vouloir aller à l’élection. L’opposition dit, effectivement parce que maintenant il a en place le levier pour bricoler le processus électoral, au fond il est prêt à l’élection. Il y a encore des segments d’opposition qui disent qu'il n’est pas du tout prêt à l’élection parce qu’il sait qu’au fond comme le vote à Conakry se fait quand même beaucoup sur une base communautaire, et il aura en fait le même problème, la même fragilité en 2012 qu’en 2010.

 

Les accusations sont complètement réciproques. Du côté du pouvoir, on dit que c’est l’opposition qui a peur de perdre ?

 

Tout à fait, les accusations sont totalement symétriques. Même si du côté du pouvoir, on dit ça plutôt d’un ensemble de petits partis ou partis intermédiaires dans l’opposition. Et on n’accuse pas trop l’UFDG, le grand parti qui est très enraciné dans la communauté peule. Au fond dans toutes ces version très différentes dans ce qui est en train de se passer, ce qui nous frappe nous en tant qu’analyse, c’est le degré de méfiance et la virulence des attaques qui sont faites par les uns les autres, par la gravité des accusations qui sont formulées.

 

Et pourtant à l’issue des élections de 2010, l’opposition avait reconnu la victoire d’Alpha Condé. On pouvait s’imaginer qu’il y aurait là au moins les germes d’une réconciliation nationale avec un processus électoral qui ne s’était pas complètement bien passé, mais qui était quand même allé jusqu’au bout. Là on a l’impression que la réconciliation nationale est un peu en panne ?

 

L’opposition avait officiellement reconnu le résultat des élections, mais quand on parle officieusement à toute une série d’acteurs politiques d’opposition à Conakry, en réalité il ne croit toujours pas à la victoire d’Alpha Condé en 2010 et évidement c’est une base assez mauvaise pour engager des interactions entre un pouvoir et l’opposition. Il y a un processus officiel de réconciliation qui est initié mais il a avancé extrêmement lentement et puis, compte tenu de l’état de tension dans la vie politique, ce type de processus est un petit peu en décalage. On a un pouvoir qui a défendu très haut, qui a mis une pression sur les mobilisations politiques de l’opposition, sur les manifestations, il y a eu beaucoup d’arrestations et de condamnations même si ensuite assez vite, on a libéré les gens. On a quand même des tensions élevées.

 

Vous craignez quoi finalement ? Des violences si jamais il y a des élections dans l’état actuel des choses ?

 

Du côté de l’opposition, on est visiblement assez proche du point de rupture. On a relancé les manifestations lundi. Il y en a une nouvelle qui est annoncée pour le 27. D’après ce que j’ai compris, il y a des discussions du côté de l’opposition sur un retrait pur et simple du processus électoral.

Par ailleurs, plus on va à l’élection avec toutes ces controverses dans ce genre de situation, on risque fort de créer à travers le pays un millier de petits conflits, un millier de petits soupçons, un millier de petites rumeurs, qui très vite peuvent dégénérer, peuvent remonter, peuvent susciter des tensions. Et on fait cela, dans un pays dans lequel, il y a une dimension clairement ethnique ou politique d’une part et puis d’autre part, on est dans un pays où les forces de sécurité ont une habitude de l’impunité assez ancrée. Le pouvoir fait des efforts en ce moment sur un certain nombre de dossiers pour essayer de changer cette manière de faire. N’empêche qu’il y a encore eu, y compris en 2012, des incidents extrêmement violents entre les forces de l’ordre et population civile à travers le pays.

On est quand même dans une situation là aussi compliquée. Par ailleurs, cette armée qui se comporte mal avec les civils, c’est une armée qui a été au pouvoir pendant la transition et qui a eu une très grande influence dans ces dernières années du général Conté, une armée où il y a probablement des gens qui ont la nostalgie de cette époque. Et des troubles civils importants on peut tout à fait imaginer que cela rouvre la voix à des putschistes qui disent, vous les hommes politiques vous n’avez pas bien su gérer la démocratie, nous on va régler cela et on va stabiliser la situation. Il y a beaucoup d’efforts internationaux qui sont faits pour rapprocher les points de vue, pour essayer de proposer des solutions. Jusqu’à présent, cela n’a pas marché.

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Published by Source: RFI - dans Activités politiques
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:38
Bruxelles rappelle Conakry à l'ordre et exige des élections législatives inclusives et apaisées afin de pouvoir signer le 10e Fonds européen de développement (FED) en faveur de ce pays où une très grande partie de la population vit toujours sous le seuil de pauvreté. Le responsable Afrique de l'Union européenne, Nicholas Westcott, vient d'achever une visite de travail de deux jours en Guinée.
 
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Des élections législatives sont nécessaires -et pas n’importe lesquelles- avant la signature du 10e Fonds européen de développement en faveur de la Guinée (FED). C’est ce qu’a expliqué le responsable Afrique auprès des services extérieurs de l’Union européenne, Nicholas Westcott, à Conakry.

Au terme d’un séjour de travail en Guinée, l’émissaire de l’Union européenne (UE) a indiqué qu'il ne restait qu’une seule condition -à remplir obligatoirement par les autorités guinéennes- avant de signer le 10e FED sur le Traité de Cotonou : un chronogramme fiable pour des élections législatives transparentes et crédibles.

Deux montants de 174 millions d’euros : ces fonds, normalement destinés à la Guinée suivant des critères précis, dorment dans des guichets de l’Union européenne depuis plusieurs années à cause d’un déficit chronique de démocratie, des droits de l’homme et des libertés individuelles.

Sur le plan politique, indique M. Westcott, la Guinée a enregistré des progrès significatifs, notamment dans le processus de préparation de ces élections qui tardent à venir, afin de mettre fin à une transition qui dure depuis maintenant cinq ans.

Mais parce que le temps est compté, il est urgent qu'un chronogramme consensuel voit le jour afin de procéder à cette signature et préparer tranquillement le 11e FED qui couvrira 2014-2020.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:09

Le 18 février le Président de l’UFR, Sidya Touré était absent dans les rues de Conakry lors de la manifestation de l’opposition radicale réunie au sein de l’ADP, du Collectif et du CDR. Une absence remarquée au point qu’elle a alimenté toute la semaine écoulée la chronique dans la cité et dans l’arrière pays. Pourquoi, contre toute attente, après avoir pourtant participé au dernier réglage de la marche de l’opposition prévue le lendemain, le leader de l’Union des Forces Républicaines a-t-il pris son vol le dimanche nuit 17 février pour regagner Paris ? Quelle urgence avait-il pour précipiter sa sortie du territoire ?

 

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Même si l’UFR était aux côtés des autres partis le lundi 18 février dans les rues de Conakry, ce qui pourrait d’ailleurs être de la poudre aux yeux, de l’apparence trompeuse…, estiment certains observateurs, un malaise interne, une lutte féroce…  opposerait actuellement certains responsables politiques notamment ceux issus de la Basse-Côte pour le leadership politique de la région.

En effet, l’ascension fulgurante du Président du parti Guinée Pour Tous qui suscite une vague d’adhésion à sa cause et provoque des cascades de démissions chez les autres leaders basse-côtiers pour parler de Sidya Touré, ne facilitent pas, pardon ne favorisent plus le partenariat entre les deux hommes. En témoigne la démission fracassante le mercredi 20 février de deux caciques, membres du bureau politique national de l’UFR en l’occurrence Abou Cheri Camara et Ballaké.

Aussi, le soutien ferme, inconditionnel et sans réserve de la puissante association Won yè tè fé de la Basse-Côte à Kassory Fofana, et ce, au détriment de Sidya Touré explique les raisons de l’absence du leader de l’UFR le 18 février dans les rues de Conakry.

Le soutien discret mais déterminé de la Coordination de la Basse-Côte dont jouit Kassory Fofana au détriment du leader de l’UFR qui en a bénéficié lors du premier tour de la présidentielle de 2010, relève du fait que Sidya Touré a tenu des propos désobligeants à l’endroit des sages de la région lorsqu’il a affirmé au second tour : "Je n’ai pas besoin de la Coordination pour les élections". Tout le contraire du Président de GPT qui prône aujourd'hui l'unité, le rassemblement des basse-côtiers en tendant la main à toutes les couches de la région afin d'assurer l'existence politique du pays soussou dans l'ensemble de l'espace politique national.

Ceci dit, la déferlante vague rose qui a pris d’assaut l’autoroute le 18 février dernier a montré et démontré par sa présence massive, que désormais, sur l’échiquier politique, il va falloir compter avec Kassory Fofana.

Entre la présidentielle de 2010 et cette année 2013 des législatives, Sidya Touré a commis beaucoup d’erreurs politiques. De fautes stratégiques. N’est-ce pas ce qui explique les démissions en cascade de ses cadres ? N’est-ce pas ce qui cause aujourd’hui sa perte ? Faut-il, peut-on, doit-on parler de déclin de l’ex Premier Ministre guinéen ?   

En tout état de cause, de ce qui précède, le constat de l’opinion ne souffre d’aucun doute : ces derniers temps, Sidya Touré a énormément perdu du terrain face à Kassory Fofana. Rattrapera t-il son retard ? Rien n’est moins sûr !

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:03

Dans un communiqué du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation rendu public lundi 25 février « le président guinéen Alpha Condé invite de nouveau les leaders des partis politiques pour une réunion de concertation politique le 4 mars prochain ».

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Selon le communiqué cette rencontre s’articulera autour de l’ordre du jour suivant : réconciliation nationale, renforcement de l’unité nationale, consolidation de la paix et futures échéances électorales.

A rappeler que selon les termes du communiqué « cette rencontre doit rassembler les partis politiques engagés dans le processus électoral guinéen, les parties prenantes du dialogue politique inclusif tenu du 27 décembre 2011 au 27 novembre 2012 ».

Prévue le 12 février dernier et reportée à une nouvelle date ultérieure pour cause du crash de l’avion CASA N° 235 de l’armée guinéenne qui a tué onze (11) officiers et sous-officiers des forces armées, la rencontre du 04 mars aura-t-elle lieu ? L’opposition répondra t-elle à l’appel de dialogue du Pr Alpha Condé ? Wait and see !

 

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Published by Paul Moussa Diawara - dans Activités politiques
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 12:48

alpha

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Conakry du 7 au 22 février 2013 pour mener les discussions sur la deuxième revue du programme appuyé par un accord du FMI au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 24 février 2013 pour un montant de 128,52 millions de DTS (soit environ 194,99 millions de dollars). La mission a été reçue en audience par S.E. le Président de la République, Prof. Alpha Condé et la Présidente du Conseil National de Transition, Mme Rabiatou Serah Diallo. La mission a en outre eu des séances de travail avec le Ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, M. Kerfalla Yansané, le Ministre délégué au Budget, M. Mohammed Diaré, le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, M. Lounceny Nabé, et d’autres membres du gouvernement et hauts responsables. La mission a également rencontré des représentants de la société civile, des syndicats, des organisations patronales et de la communauté des bailleurs de fonds. Les entretiens ont été centrés sur l’évolution récente de l’économie et les perspectives de croissance, l’exécution des politiques dans le cadre de la FEC, ainsi que les politiques et réformes structurelles pour 2013.

Au terme de la visite, M. Harry Snoek, Chef de Division adjoint du Département Afrique du FMI, a rendu publique la déclaration suivante :
«Les autorités guinéennes et les services du FMI ont conclu un accord ad referendum sur un ensemble de politiques qui, sous réserve de l’approbation de la Direction générale de l’institution et de son Conseil d’administration en avril prochain, pourrait ouvrir la voie au deuxième décaissement de 18,36 millions de DTS (soit environ 27,85 millions de dollars) prévu par l’accord au titre de la FEC.

«En 2012, l’économie guinéenne a continué de croitre à un bon rythme, bien qu’inférieur aux prévisions, en raison de difficultés dans le secteur minier. L’inflation a poursuivi sa tendance baissière en 2012 pour se situer juste en dessous de 13 (en glissement annuel) en décembre. Ce bon résultat s’explique par la vigueur des politiques budgétaire et monétaire. Les recettes publiques ont augmenté plus que prévu grâce à un meilleur recouvrement et en dépit du manque à gagner considérable sur la fiscalité pétrolière. Les dépenses ont été tout à fait conformes aux objectifs budgétaires. Le financement bancaire du budget a été inférieur aux prévisions du programme et les liquidités excédentaires au sein de l’économie ont diminué. À une exception près, les critères de réalisation quantitatifs prévus par l’accord FEC pour fin décembre ont été observés.

«Les autorités continuent de faire des progrès dans la mise en œuvre de leur ambitieux programme de réformes structurelles, bien que des retards aient été enregistrés. Ces réformes sont nécessaires pour renforcer la gestion des finances publiques et du secteur minier, accroître les recettes publiques, augmenter l’offre d’électricité, mettre en valeur les abondantes ressources agricoles de la Guinée et améliorer le climat des affaires. La mission salue l’adoption de la nouvelle loi organique relative aux lois de finances et du décret portant Règlement Général de Gestion Budgétaire et de la Comptabilité Publique qui ont bénéficié de l’assistance technique du FMI et d’autres bailleurs de fonds. Les retards dans la finalisation des amendements au nouveau code minier et dans l’adoption des textes d’application y afférents s’expliquent en partie par les consultations très intenses menées avec les parties prenantes.

Cette importante réforme devrait être achevée le plus rapidement possible. La mission souhaite saisir l’occasion pour féliciter les autorités de la récente publication de tous les contrats miniers sur le site internet du Comité technique de revue des titres et conventions miniers.

« La mission recommande aux autorités de mettre rapidement en œuvre la réforme projetée du code des investissements, en commençant par l’adoption de la Lettre de politique d’investissement privé, qui énonce les bases des autres mesures envisagées en 2013, pour faire en sorte que la Guinée attire davantage d’investisseurs.

«Les perspectives pour 2013 sont bonnes, bien que la croissance réelle pourrait être légèrement inférieure à la projection initiale de 5 en raison du ralentissement des investissements dans le secteur minier. Les autorités visent toujours une baisse continue de l’inflation, en dessous de 10 d’ici la fin 2013. Cependant, la nette augmentation des traitements des agents de la fonction publique convenue en décembre 2012 présente certains risques pour ces objectifs. En outre, il faudra rapidement renforcer la gouvernance et la situation financière de l’entreprise électrique EDG pour maitriser les subventions.

«Le gouvernement entend poursuivre son programme de réformes, en insistant sur les priorités que sont la gestion des finances publiques et l’administration fiscale, l’achèvement du travail législatif relatif au secteur minier, la revue des titres et conventions miniers, les réformes des secteur électrique et agricole et l’amélioration du climat des affaires. Le gouvernement entend en outre accélérer la réforme de la fonction publique, en s’appuyant sur le recensement biométrique qui vient de commencer et sur le plan d’action du Haut Commissariat à la réforme de l’État. La mission encourage les autorités, les syndicats et les organisations patronales à définir un cadre de consultation à moyen terme applicable aux négociations salariales, en tenant compte du souci de stabilité macroéconomique et de viabilité budgétaire.

«L’équipe du FMI remercie les autorités de leur hospitalité et de l’esprit constructif qui a animé les discussions».

1 La FEC est le principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien financier à moyen terme aux pays à faible revenu. Le taux d'intérêt des financements accordés au titre de la FEC est de 0 , avec un différé d'amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de 10 ans.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 12:36

jean-marie dor

Après l’annonce par l’opposition radicale le week-end dernier de suspendre sa participation du processus électoral, nombreux sont aujourd’hui des Guinéens qui s’interrogent sur la position de l’UPG de Jean-Marie Doré par rapport à cette décision de l’ADP et du Collectif. En effet, bien que siégeant à la CENI sous la bannière de l’opposition, l’UPG ne rate aucune occasion de marteler urbi et orbi son centrisme. Cette fois et face à l’enjeu que comporte la question, l’UPG est condamnée à choisir impérativement entre le camp du Boycott et celui de la participation au processus électoral. Car, la question ne laisse aucune place pour une troisième alternative, c’est-à-dire celle d’une position médiane qui conviendrait la mieux à l’UPG. Joint cet-après midi, quelques heures seulement avant la réunion du bureau politique national de l’UPG, voici ce que Jean-Marie Doré a déclaré à Guinéenews©. Lisez ! 

Q: Est-ce que l’UPG souscrit à la décision de l’ADP, du Collectif et du CDR de suspendre leur participation du processus électoral ?

Jean-Marie Doré :
Mais tout ce qui concerne les élections, concerne tout le monde y compris la mouvance. Tout parti qui doit aller aux élections, doit être attentif à tout ce qui se dit et qui se fait. Il faut voir le motif allégué par l’ADP et le Collectif. Ils veulent que les élections soient transparentes et que les actes posés le soient devant tout le monde et qu’on connaisse les tenants et aboutissements de ces actes. Il faut être fou pour ne pas accepter cela. Celui qui veut aller aux élections et avoir son suffrage compté comme tel et voté par les citoyens… Je crois que tout le monde adhère, maintenant la méthode du rejet de cela peut varier. Mais, l’argumentaire est le même chez tous les partis politiques. Personne ne veut qu’il y ait la tricherie et pour éviter les tricheries, il faut que la révision soit faite de manière claire, qu’on sache que le monsieur qui procède à l’enrôlement ne soit pas aux services d’un des partis. Or, tout laisse à penser que l’obstination viscérale du gouvernement à garder WAYMARK, peut-être expliquée par un faisceau de raisons. Est-ce qu’on doit être complice des actes frauduleux ou censés être frauduleux que l’on est en train de poser ? C’est toute la question. Je crois qu’ils ne veulent pas s’associer aux actes que l’on pose pour ne pas en adosser la responsabilité. Parce ce que si on s’engage… on prend le train en marche, on ne sait pas quelles sont les marchandises qui se trouvent dans les wagons de derrière ou de devant. Si on arrête le train pour trafic de drogue, tous les passagers seront fouillés. Ici, la question va de soit. Tous les partis politiques, je crois sont intéressés. Ceux qui disent que c’est une bonne affaire que d’aller dans les conditions actuelles aux élections et ceux qui veulent autre chose que ce qui a été fait jusqu’à maintenant.


Q: En clair vous rejoignez l’ADP et le Collectif dans leur stratégie de bouder le processus électoral ?

Jean-Marie Doré :
Non, nous partageons l’argumentaire de l’ADP et du Collectif. Il faut que ces élections soient des élections propres parce qu’il s’agit du vote. En démocratie, ce sont des citoyens qui élisent leur dirigeant. Si le choix des citoyens est biaisé, on n’est plus en démocratie. Il ne faut pas que le choix des citoyens soit biaisé. Il ne faut pas que qu’un parti en mette davantage dans son assiette que les autres même si les conditions ne sont pas remplies pour que ce parti ait le nombre envisagé. Mais, ce sont les méthodes qui varient et la meilleure méthode est de s’abstenir de participer aux processus… Est-ce qu’il faut s’engager dedans pour que ça soit propre ou accepter tout ce que fait le gouvernement même si c’est contraire aux intérêts des partis politiques et de la Guinée. Tout cela, c’est une question de méthode. Nous, notre parti se réuni ce soir pour se déterminer par rapport à cet ensemble de faits.


Q: Est-ce à dire que vos représentants ne siégeront plus aussi à la CENI ?

Jean-Marie Doré :
Mais bien sûr. Eux, ils sont des commissaires de la CENI, ce sont les politiques qui ne vont pas participer. Ce n’est pas du tout la même chose. Les commissaires constituent la CENI. Nos représentants politiques qui doivent assister aux réunions, ce sont eux qui s’abstiennent. Ce n’est pas la même chose.


Entretien téléphonique réalisé par Camara Moro Amara


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Published by CAMARA MOMO - dans Activités politiques
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 14:15

politikss.jpgL'o pposition guinéenne regrettera longtemps encore sa stratégie de la "cage aux oiseaux", cette naïve rencontre à plusieurs au domicile de l'ancien premier ministre Lansana Kouyaté, située dans une enclave qui sort sur une impasse de mangrove et de poto-poto, dans la commune de Matoto. Une aubaine pour les forces de l'ordre qui n'ont plus eu qu'à encercler la troïka Cellou-Sidya-Lansana et autre, les privant de tout mouvement vers l'extérieur, puis se contentant de les garder le plus longtemps possible, pour les « dissuader » et démobiliser conséquemment leurs nombreux militants qui voulaient marcher, voire en découdre avec les sympathisants du pouvoir d’Alpha condé.

 

En utilisant cette tactique de l’enfermement et de l’étouffement, les autorités auront tué la marche, pas son esprit et surtout pas la crise politique qui secoue le pays. Bien au contraire. C’est dans cette atmosphère hautement volatile que «La France demande solennellement au Président Condé et à l’ensemble des acteurs politiques guinéens de faire preuve de responsabilité et de tout mettre en œuvre pour relancer le processus électoral. » Et comment s’y prendre ?

 

Selon le communiqué du ministère des Affaires Etrangères, « La Guinée a besoin d’élections législatives sereines et transparentes pour que l’Assemblée nationale devienne le cadre institutionnel d’expression des forces politiques. »

 Le moins que l’on puisse dire c’est que pour la France, les politiciens guinéens de tous les deux camps devraient pouvoir remettre la balle au centre, dominer leurs instincts guerriers, pour retrouver le chemin de la quiétude, du dialogue, et celui de l’intérêt supérieur de la nation.

 

La question de la CENI qui empoisonne les relations pouvoir-opposition, pourrait être revue sur la base des propositions du CNT et de la réponse du Chef de l’Etat, par les membres de l’opposition dans une proactivité patriotique, afin que le pays sorte enfin de cette interminable transition.

Pour cela, le pouvoir devra se défaire d’un certain autoritarisme, pour accepter l’opposition comme digne d’accéder … au pouvoir comme lui ; et à l’opposition de réaliser que les marches meetings et autres formes de contestation ou de revendication ne sauront jamais remplacer la négociation autour d’une table.

Comme le disait feu le président Lansana Conté :« la démocratie n’est pas un combat d’épée, elle est un combat d’idées ».

Il est important que le pouvoir et l’opposition comprennent que le pays n’a point besoin de leurs muscles, si ce n’est pour bâtir; leurs galéjades politiques n’ont que trop duré et les citoyens en sont exténués !

Il est temps plus que jamais que les entêtements et les provocations cèdent le pas à la clairvoyance, dans le cadre d’une gouvernance ouverte. Il est temps que le pouvoir comprenne que le pouvoir se partage, et mieux il est partagé, plus il apporte à ses bénéficiaires sérénité et prospérité.

 

Maria de Babia pour GuineeConakry.info

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Published by Source: AFRICAGUINEE - dans Activités politiques
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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 16:47

opposition-guinee-copie-3.jpgLe samedi dernier, dans un complexe hôtelier de la capitale guinéenne et devant des représentants aussi bien de la mouvance présidentielle que ceux de l’opposition, la mission de l’Organisation internationale de la Francophonie a rendu public son rapport. Rapport consécutif à un séjour de travail en Guinée des experts de l’organisation de la Francophonie du 11 au 17 juin dernier. 

Intervenant suite à une demande expresse du président Alpha Condé, ces experts avaient pour mission d’étudier le processus de collecte et de traitement de la liste électorale en faisant ressortir les éventuelles insuffisances liées au dispositif technique ( kit de collecte, Datacenter, sécurité, traçabilité, …) ainsi que les procédures techniques et administratives (dédoublonnage, traitement des anomalies, manuel de procédures, guide, …) mis en place par Waymark pour la révision des listes électorales.

A l’arrivée, la mission de l’OIF relève de nombreuses insuffisances de divers ordres. Pour y faire face, elle recommande un certain nombre de recommandations. Mais pour l’opposition, la véritable solution consiste dans le recrutement d’un nouvel opérateur. 

Le paradoxe qui se dessine à la lecture du rapport de mission des experts de l’OIF, c’est qu’il conforte largement les revendications et les craintes jusque-là exprimées par les partis de l’opposition dite radicale. 

En effet, sur divers aspects, les experts concluent à des insuffisances techniques et administratives du système de Waymark sans la correction desquelles, il serait illusoire d’aboutir à une élection législative crédible et juste. Entre autres de ces insuffisances, la mission dit avoir constaté que : « l’opérateur a la possibilité de rattacher des électeurs à des districts/quartiers qui ne sont pas du ressort de la commission administrative de révision des listes électorales (CARLE) pour laquelle le kit est positionné en temps T ». Admettant le fait que les données alphanumériques du fichier électoral de 2010 sont chargées sur les deux kits (kits d’enrôlement installés à Conakry et sur lesquels les vérifications ont été faites par la mission, NDLR), les experts de la Francophonie précisent néanmoins que « les données sur le kit sont stockés en fichier XML (non cryptés) et non en format de base de données ». « Ceci, conclut la mission, pourrait avoir des conséquences sur la sécurité des données et sur la performance du kit ». 

Par rapport à la procédure de sauvegarde et de remontée des données du kit vers le site central, les experts regrettent le fait qu’elle ne soit pas formalisée par des « procédures techniques et administratives claires (périodicité et mécanismes d’acheminement) afin de renforcer la traçabilité et d’éviter la perte de données entre le kit et le site central ». Mais c’est surtout par rapport à la procédure d’affectation des électeurs dans les bureaux de vote que les insuffisances de l’opérateur sont les plus manifestes. Les experts mentionnent :



· Les données (filiation) sont modifiables ;


· Le découpage administratif système ne suit pas une codification précise permettant de distinguer les circonscriptions et les bureaux de vote ;


· L’affectation au bureau de vote est faite sur la base du numéro de famille qui est géré de manière extra système (il présente le risque de faire coexister des doubles ou multiples numéros de famille).


Enfin, en ce qui concerne l’impression des documents électoraux, la mission dit avoir constaté les anomalies suivantes :


· Pas de gestion du cycle de vie des cartes (émission, réémission et post-émission) et des événements et statuts de cartes (active, perdue, volée, expirée) ;


· Aucune procédure de contrôle de qualité ;


· Aucune traçabilité.


Par ailleurs, la mission de la Francophonie pointe la faiblesse relative des moyens logistiques dont dispose Waymark par rapport à la mission de révision des listes électorales. C’est ainsi que la société sud-africaine ne disposerait que de deux imprimantes. Selon la planification qui avait été initialement faite par Waymark, chacune des imprimantes devaient fonctionner 20 heures par jour afin d’aboutir à un résultat de 2.160.000 pages imprimées par mois. Ce rythme est d’autant plus irréaliste qu’il suppose qu’en une minute, ce sont 60 pages qui doivent être imprimées. En outre, la mission de l’OIF fait remarquer que cette prévision va très au-delà de la capacité potentielle que le constructeur a imprimée aux machines qui, elle, est de 300.000 pages par mois.


Informés de ces conclusions, les différents responsables de l’opposition ont bondi sur l’occasion. Globalement, tous se satisfont de ces résultats dans la mesure où ils corroborent largement ce qu’ils n’ont cessé de dire depuis un certain temps. Se sentant encore plus forts, ils vont désormais jusqu’à demander expressément le recrutement d’un nouvel opérateur sur la base d’un nouvel appel d’offres plus transparent et consensuel. 

Pour leur part, les partis de la mouvance présidentielle, plutôt embarrassés par ses résultats, optent pour l’apaisement et le règlement à l’amiable. Reconnaissant du bout des lèvres les insuffisances ainsi mises en évidence par une institution sollicitée par le président Alpha Condé lui-même, ils voient la solution dans les recommandations des experts de l’OIF. 

En somme, loin de rétrécir le fossé de méfiance entre le pouvoir et l’opposition en Guinée, le rapport de la mission des experts de la Francophonie pourrait, peut-être sans le vouloir, l’agrandir. 

Momo Soumah pour GuineeConakry.info

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 20:46

Le processus électoral guinéen est au cœur des débats. Tout le monde en parle à tort et à travers. L’opposition

accuse, le pouvoir se défend etyero-conde.jpg la Céni, organe  des élections continue ses activités bien que fréquemment interrompues pour cause de dialogue politique. Mais où est le problème ? Alpha Yéro Condé, expert électoral qui a accompli des missions électorales dans des pays africains dont le Togo, le Niger, le Bénin, la Guinée Bissau, a bien voulu accepter de nous situer sur la question.

 

 

 

 

 

 

 

Pour beaucoup d’observateurs le p rocessus électoral se complique en Guinée. Est-ce votre point de vue ?

Le processus ne se complique que parce que certaines personnes ne se sentent pas capables d’affronter le verdict des urnes, alors elles posent des actes pour bloquer ce processus.

Et pourtant le sentiment est de plus en plus partagé au sein de l’opinion publique!

La communication et/ou toute cette propagande médiatique menée par la classe politique, opposée au régime en place veut démontrer que le pouvoir n’a pas l’intention d’organiser les élections c’est de bonne guerre.

Quels en sont les goulots d’étranglement ?

La demande répétée de dialogue,  les différentes interruptions de la révision des listes électorales sont des démarches qui visent à retarder le processus.

L’opposition accuse la CENI et le Gouvernement de conduire le processus électoral dans l’opacité. Cela est-il vrai ?

IL a été demandé à cette opposition de participer à la démarche à travers une cellule technique, elle a refusé d’y adhérer pour des raisons qui lui sont propres, elle a obtenu que le recrutement de l’opérateur local qui est le même que celui ayant travaillé s ous la sagem, a été fait, elle a obtenu un audit du fichier, elle a refusé de prendre part à la démonstration des kits de wymark qui à été éprouvé dans onze pays africains, tous les pays ayant adopté le système Sagem sont entrain de reviser leur fichier et trouver un autre opérateur, que ce soit le Togo, la Côte d’Ivoire, etc.

L’opposition est assez critique à l’endroit des Kits Waymark. Ils ne seraient pas fiables et ne rempliraient les conditions de sécurité!

La démonstration à prouvé que ces kits qui ont été utilisés au Nigeria ont permis en deux mois de recenser 60 millions d’électeurs alors qu’en Guinée il n’y a que six millions.

Comment sortir de cette situation, mettre tout le monde d’accord ?

Il que l’opposition accepte de contrôler les activités de la CENI, pour déceler si manœuvres frauduleuses il y a

afin de les dénoncer et alors elle pourra mettre en cause la crédibilité. 

 

 

Source Nouvelle Elite

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 20:37

 

L’intégration africaine est le crédo des Chefs d’Etat africains. Mais cela passe inaperçu dans les actes. Car, l’intégration monétaire demeure également un problème. Le Chef de l’Etat guinéen, dans une interview accordée à nos confrères de RFI, vendredi, s’est résolument « engagé pour l’intégration africaine ».

Ajoutant que « cela passe à terme par la création d’une zone monétaire, économique, à l’échelle continentale ». En ce qui concerne l’adhésion de la Guinée à la zone CFA, le président guinéen, Alpha Condé a écarté toute idée avant trois ans.

Selon lui, [son] conseiller économique, Alassane Ouattara (Président de la Côte d’Ivoire) lui a dit que « pendant trois ans encore » la Guinée a besoin de la flexibilité de sa monnaie. « Que donc quiconque me dit d'entrer maintenant dans la zone franc ne veut pas que la Guinée avance. J'ai besoin, pendant trois ans au moins, d'avoir une monnaie flexible, donc d’avoir une monnaie guinéenne » poursuit-il. Pourquoi ? Le Pr Alpha Condé a affirmé que c’est pour « pouvoir équilibrer la macro-économie … C'est-à-dire pour avoir plus de flexibilité dans la gestion des finances publiques ».

Le Président guinéen, élu en décembre 2010, a hérité d’une situation économique difficile. Les caisses de l’Etat étaient complètement vides. Il va falloir comme lui-même l’a indiqué avant toute intégration dans une zone monétaire donner de la valeur à la monnaie locale (le franc guinéen) avant d’intégrer une autre zone monétaire. D’ailleurs, la Guinée et 4 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) comptent créer une seconde zone monétaire, appelée ZMAO. Il s’agit à cet effet de créer une monnaie forte pouvant concurrencer le franc CFA. Mais aussi, il va faciliter les échanges commerciaux entre les pays concernés.

Mais, il se trouve qu’après 2003, 2005, que les critères de convergence pour la création d’une monnaie unique n’ont pas été réunis par les pays intéressés notamment la Guinée, le Nigeria, le Liberia, la Sierra Leone et la Gambie. La ZMAO regroupera les pays n’appartenant pas à la zone franc. A quand verra-t-elle jour, c’est bien la question.

Pour le Pr Alpha Condé, François Hollande c'est "le moindre mal"

"Ce que nous attendons, c'est davantage de concertation entre l'Afrique et la France. Une évaluation plus exacte des situations qui prévalent dans chacun des pays africains. Cela éviterait quelques malentendus dans les rapports entre pays souverains. [...] Que la France soit notre avocat dans les instances internationales, et, qu'elle s'intéresse davantage aux pays démocratiques.", telle a été aussi l’une des leçons de l’interview accordée ce vendredi par le Pr Alpha Condé à nos confrères de RFI.

« Oui, François Hollande ne connait pas bien l'Afrique, mais c'est mieux comme ça », dit-il en substance. Pourquoi ce paradoxe ? Le Président guinéen s'est aussi exprimé aussi sur le blocage politique en Guinée. Mais aussi sur la très grave crise que traverse notre voisin, le Mali.

Mamadi Touré

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