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  • : BLOG SOMBORY TORMELIN
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  • : Créer par l'Association des jeunes pour le Développement de Sombory Tormelin-AJDST- SOMBORYNEWS est le prémier site des collectivités locales pour accompagner l'essor socioéconomique, culturel de Fria, des CRD de Tormelin, de baguinè et de Sodjörè...
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alpha conde      

 LA GUINEE COMPTE SUR VOUS

POUR LUTTER CONTRE LA PAUVRETE

ALIMENTAIRE ET FINANCIERE

   

PROJETS CONCRETISES


MAISON CRD TORMELIN


CENTRE CULTUREL APRES

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SOMBORY MA VILLE NATALE


LE SOUS-PREFET ET LE PRESIDENT DE LA CRD


8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:15

 

 COMMISSION SOMBORY VISION 2015

 

A

MONSIEUR LE PRÉSIDENT

DE LA CRD DE TORMELIN

 

Monsieur,

 

L’heure du bilan concernant la gestion des carrières a sonnée. Il est impératif que la population toute entière soit informée de ce qui a été, de façon claire, de la gestion des différents sites d’exploitation du sable dans la CRD de Tormelin.

 

A cet effet, nous venons très respectueusement auprès de votre autorité, sollicité l’obtention des différents relevés du compte bancaire retraçant l’ensemble des écritures relatives aux différents versements de recettes effectués par l’actuelle équipe de perception évoluant pour le compte de la CRD sur proposition de la commission avec le consentement de tous les représentants des districts de Tormelin.

 

Ce compte rendu prévu  pour le dimanche 12 février 2012 demeure un droit absolu pour la population de Sombory et une obligation pour la commission Sombory vision 2015 et les autorités de Tormelin. Une obligation que nul n’a droit d’enfreindre pour le bien être des Somborykas.

 

La non production de ses documents comptables sollicités par la commission, engage la responsabilité entière de la CRD d’empêcher la population d’être informer sur la gestion financière des carrières.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

 

                                   LE PRÉSIDENT

 

 

  CAMARA Aboubacar

   - CHARLES -

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Published by Camara aboubacar - charles- Administrateur délégué de Somborynews et répresentant de l'AJDST à Paris/ France - dans Activités politiques
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:54
A peine quelques jours de concertation au palais du peuple entre le gouvernement guinéen et les partis politiques de tout bord, l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition claquent la porte pour, disent-ils dans leur déclaration conjointe du 2 janvier, « constater que le cadre envisagé est loin d’être celui qu’ils ont toujours sollicité auprès du gouvernement ». Qu’en pensent les citoyens guinéens ? Notre reporter a recueilli les propos de quelques uns. Bonne lecture !

Alpha Camara, Juriste ‘’ …Il faut que l’opposition accepte de continuer le dialogue…’’

« Je crois qu’avant tout, l’opposition et le gouvernement guinéen doivent absolument s’entendre pour le bien de toute la nation. Ils doivent mettre leurs raisons de côté et suivre l’intérêt du peuple de Guinée et sans risque de me tromper, l’élection de l’Assemblée Nationale est l’intérêt commun de tous les guinéens. Car, ils ne sont pas sans savoir que l’aide de l’Union Européenne ou encore d’autres institutions telles que la Banque mondiale, le FMI sont liés à l’organisation des élections législatives dans un bref délai. Je dirai qu’il est temps de libérer les guinéens qui n’ont que tant souffert avec toutes les richesses que nous possédons sous la terre. Il faut finir avec les intérêts personnels, égoïstes, faire face à la souffrance du peuple et pour cela, il faut que l’opposition accepte de continuer le dialogue afin d’achever la transition. »

Barry Oumar, militant de l’Opposition ‘’ … un dialogue bipartite comme au temps de Dadis…’’

« Pourquoi discuter avec les partis de la mouvance ou les soit-disant centristes quand on connait déjà leur intention. Il faut comme l’a dit l’opposition, un dialogue bipartite comme au temps de Dadis. C’est le dialogue entre le CNDD et les Forces vives de Guinée qui ont abouti aux accords de Ouagadougou. Je ne vois vraiment pas pourquoi les partis affiliés au pouvoir vont se meler à la danse, c’est pour nous ramener à la case de départ et les guinéens ont besoin de ces élections législatives. Qu’ils attendent la campagne pour faire la mamaya et comme ça, on verra qui sera à la tête de l’Assemblée Nationale. »

Fodé Diaby, Comptable ‘’ Si l’opposition dite radicale ne veut pas se rendre aux élections législatives qu’elle le dise…’’

« Je ne vois réellement pas où se trouve le problème à partir du moment que l’ADP et le Collectif reconnaissent dans leur déclaration que ‘’chaque parti légalement constitué dans notre pays a le plein droit de participer à un dialogue politique’’, où est le problème alors ? Si l’opposition dite radicale ne veut pas se rendre aux élections législatives qu’elle le dise et pourtant, ils l’ont crié sur tous les toits. Alors, il est temps qu’on arrête la démagogie soit on est avec le peuple ou pas en tout cas, le Pr Alpha a montré qu’il est avec tout le peuple de Guinée même les soi-disant leaders politiques car, il les a tendu la main et continue à tendre la main pour la finalisation de la transition et quant à Cellou Dalein, il ne veut pas s’assimiler aux autres leaders politiques. »

Mohamed Leno, Administrateur civil ‘’ … l’opposition a plutôt intérêt à aller aux élections législatives puisque le Pr Alpha Condé est élu pour 5 ans…’’

« Quel que soit le problème, il faut que le gouvernement guinéen et les opposants essayent de s’accepter, de se comprendre pour le bonheur de tous. Et je crois que l’opposition a plutôt intérêt à aller aux élections législatives puis que le Pr Alpha Condé est élu pour 5 ans et quoi qu’ils fassent, on ne reviendra plus sur ces élections donc, vaut mieux se battre pour l’Assemblée nationale qui est d’ailleurs, l’institution la plus importante d’un pays. En tout cas, je crois que claquer la porte n’est pas la solution. Il faut accepter le dialogue même s’il n’est pas bipartite, négocier et trouver des solutions pour tous les problèmes posés tels que le cas critique de la CENI. »

Salématou Diakité, membre de la société civile ‘’ la société civile doit intervenir au près des leaders politiques afin de les ramener à la table de négociation…’’

« Je pense que quelque part si la société civile était associée à cette démarche, elle aura pu intervenir lors des débats pour amener les deux camps autour d’un même idéal, celui de l’intérêt et la concorde nationale. Puis que l’un dans l’autre, c’est là, la finalité. Tout compte fait, il n’est pas trop tard, je pense que la société civile doit intervenir au près des leaders politiques afin de les ramener à la table de négociation pour une entente profitable aux citoyens qui sont toujours leurs bêtes sauvages au moment des campagnes ou précampagnes.

Malgré tous les sujets, que ce soit la CENI, le bloc des centristes ou encore de la mouvance, je pense que tous ces problèmes ont des solutions et c’est autour de la table, que ces solutions peuvent être trouvées. Donc, il faut que l’opposition revienne pour le bonheur de la population toute entière. Il faut vraiment finir avec cette transition qui n’a que trop duré. »
 
Mame Diallo , www.guineenews.org
Conakry, Guinée
224.64.95.92.48
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 11:59

AlphaCondeTribune.jpg Un an après son arrivée au pouvoir, le président guinéen Alpha Condé a rencontré ce mardi 20 décembreau Palais Sekhoutérayah les présidents des institutions républicaines, les membres du gouvernement, les membres du corps diplomatique et représentants des institutions internationales et d'autres invités de marque. Alpha Condé a fait le bilan d'un an de gestion du pouvoir, parlé de ses perspectives. Voici l'intégralité du discours du président Condé.

Mesdames, Messieurs, chers compatriotes, chers invités, hôtes étrangers qui vivez parmi nous !

C’est un réel bonheur pour moi de vous recevoir cet après-midi pour partager ensemble ces quelques heures qui nous séparent du 1er anniversaire de l’investiture que le peuple de Guinée a bien voulu me confier. Aujourd’hui, je veux exposer franchement et clairement où nous, en tant que pays, avons été, où nous sommes à présent, et où nous allons dans le futur.

La Guinée a connu 50 années difficiles. Dans ces moments d’épreuves, avec les jeunes et les femmes, nous nous sommes battus pour transformer notre présent en un futur de liberté et de prospérité. 

Depuis une année donc, à travers des élections libres et transparentes, les guinéennes et guinéens ont institué un régime du peuple par le peuple et pour le peuple auquel ils aspiraient fortement, et pour lequel ils ont consenti de lourds sacrifices. Nous tenons ici à rappeler au peuple que ce pouvoir est le sien, cette victoire de la démocratie est la sienne. C’est le juste résultat de son combat.

L’année qui finit bientôt n’a pas été facile. Nous revenons de loin. Notre passé a été sombre et divisé. Notre avenir doit être comme une seule nation, un seul pays, partagé par tous pour le bénéfice de tous. Étape par étape vers une vie meilleure : telle est notre ambition. L’année 2011 a été meilleure que 2010. L’année 2012 doit être meilleure que 2011.

Pendant cette première année, il nous a fallu poser les fondations d’un véritable Etat de droit, d’une administration plus performante et du retour de notre pays sur la scène internationale. Tout au long de cette année, nous avons du faire des choix difficiles et prendre des initiatives audacieuses. Le commencement du développement des infrastructures et de l’énergie, le nouveau code minier, la reforme de l’armée, et les nombreuses réformes structurelles entreprises étaient des préalables nécessaires au changement souhaité par les guinéennes et les guinéens.

Sans vous, qui avez su faire preuve de compréhension, de patience, d’abnégation et de patriotisme, rien de tout cela n’aurait été possible. Et nous n’aurions pas été en mesure de relever les nombreux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous ai promis le changement. Avec votre soutien, je créerai les conditions d’une vie décente pour tous, sans discrimination aucune. Et, surtout je donnerai l’espoir que nos fils et filles vivront mieux que nous dans une Guinée réconciliée avec elle-même, avec son histoire, une Guinée prospère et solidaire.

L’année 2011 a donc été une année d’efforts, de travail incessant et de mutations. A l’image de la préparation d’un champ, nous avons réussi durant les 12 mois derniers, à défricher, labourer et semer les graines qui annoncent d’abondantes moissons. 

En cette fin d’année, les premières pousses sortent de terre. Déjà, notre situation financière et macroéconomique s’est notablement améliorée. En effet, le 23 novembre dernier, la Banque Mondiale et le FMI nous ont félicités pour le respect de nos engagements, et des mesures que nous avons prises pour le redressement de notre économie. Le labeur et les difficultés n’ont pas été vains. Des résultats qui augurent d’un lendemain meilleur ont été atteints :

- le déficit budgétaire qui était de 13 pour cent a été ramené à 2 pour cent,
- à notre arrivée, les réserves en devises, de la Banque Centrale, couvraient à peine 8 jours d’importation, aujourd’hui elles peuvent couvrir 5 à 6 mois d’importation,
- L’inflation a été stabilisée et le taux de croissance passe de 1.5 pour cent à environ 5 pour cent, dans les quatre prochaines années
- Les mesures d’incitation (mise à disposition des engrais et d’outillage agricole dont les tracteurs ainsi que l’encadrement technique des paysans) ont permis une augmentation de 8 pour cent de production en cours.
- Nous avons réintégré toutes les institutions financières internationales et nous espérons atteindre bientôt le point d’achèvement de l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettes (PPTE). Ce programme du FMI nous permettra de concrètement voir réduite notre dette de deux-tiers en effet. Cette dette de 3 milliards 100 millions de dollars sera réduite de 2 milliards 400 millions de dollars courant 2012. 

Les transformations en cours et l’assainissement de l’environnement des affaires ont renouvelé la confiance de nos partenaires étrangers. Ils viennent de plus en plus nombreux en Guinée, motivés par les mesures prises contre la corruption et notre nouvelle politique de partenariat gagnant-gagnant. Nos partenaires étrangers sont rassurés par nos initiatives de renforcement de la transparence dans l’octroi des marchés publics et ils ont apprécié la mise en place du Guichet Unique ainsi que la création de l’Agence pour la Promotion des Investissements (API). 

Grâce à nos réformes, les formalités liées à la création d’une entreprise en Guinée prennent aujourd’hui moins de 10 jours, alors qu’il en fallait deux mois par le passé.

Dans le secteur minier, un des piliers de notre économie, nous avons entamé une réforme de fond visant, d’une part, à accélérer le développement de nos mines, longtemps restées dormantes, et d’autre part à assurer des revenus plus importants pour l’ Etat, pour les entreprises et pour les populations. Il s’agit de mieux défendre des intérêts de la Guinée en créant des conditions attractives pour les investisseurs. Il était important de revoir l’ensemble des contrats miniers.

J’ai commencé le travail d’assainissement par un diagnostic du secteur minier en associant tous les acteurs nationaux. Je me suis ensuite informé au niveau international pour identifier les meilleures pratiques qui existaient à travers le monde. Nous sommes ainsi arrivés à un nouveau Code minier, qui constitue un compromis positif entre, d’un côté les intérêts légitimes du peuple de Guinée, véritable propriétaire des ressources et de l’autre côté nos partenaires que sont les sociétés minières. Nous pouvons être fiers d’avoir eu l’ambition, le courage et la détermination d’établir un code innovant, à la pointe des nouvelles normes d’équité, de développement durable et de transparence, qui déjà fait figure de référence pour d’autres pays miniers.

Grace à ce nouveau code, la Guinée va enfin être en mesure de mettre à profit les immenses ressources naturelles dont nous disposons. Les dizaines de milliards de dollars, qui vont être investis en 10 ans vont propulser l’économie guinéenne à une toute autre échelle. Les retombées directes et indirectes de ces investissements miniers vont générer des milliers d’emplois, stimuler un important transfert de technologie et permettre une importante amélioration des conditions de vie des populations. 

L’adoption du Code minier constitue la première étape d’un processus, qui comprend en second lieu la mise en place, étape par étape, d’un cadre précis de révision des contrats existants. Ce document appelé « due process », en anglais, vient d’être finalisé par nos équipes techniques. Il permet de clarifier pour nos partenaires étrangers la méthodologie à travers laquelle chaque contrat sera analysé en conformité avec le nouveau code minier et dans le souci de protéger les investissements de nos partenaires tout en respectant et en garantissant les droits et les responsabilités de part et d’autre.

Plus que les mines, le développement des infrastructures et de l’énergie apportera des changements visibles dans la vie des Guinéennes et Guinéens et assurera une évolution durable de notre économie. Ces énormes projets de construction de routes, de chemins de fer, d’usines de transformations qui accompagnent naturellement des activités minières vont engendre des milliers d’emploi qualifies et bien rémunérés. Nous pouvons d’ores et déjà citer : 
- La construction du chemin de fer « trans-guinéen », qui permettra de relier Conakry à Bamako par le train en augmentant considérablement la quantité des échanges tout en réduisant leurs couts.
- L’agrandissement et la modernisation des ports de Conakry et de Kamsar vont nous doter de ports modernes d’une capacité nous permettant de devenir le leader sous régional et les partenaires privilégiés de nos voisins.
- La construction des Ports de Matakan et de Benty va assurer l’exportation de nos minerais pars les bateaux de 300,000 tonnes, et nous permettre aussi d’être très compétitifs face à la concurrence d’autres pays miniers. 

Je sais combien le problème de l’électricité n’épargne personne en Guinée. Pas plus tard qu’il y a deux semaines une coupure est survenue au Palais du peuple alors même que je m’adressais à la jeunesse. Les jeunes, réunis a l’occasion du salon de l’emploi, n’ont pas manqué de me rappeler qu’ils comptent personnellement sur moi, et qu’ils ne souhaitent par exemple plus devoir préparer les examens à la lumière des lampadaires autour de l’aéroport parce que leur famille n’as pas d’électricité à la maison.

Cette situation dure depuis trop longtemps et n’est plus acceptable. Bientôt les améliorations seront visibles. Vous avez été nombreux à suivre l’arrivée des groupes thermiques. 125 mégawatts supplémentaires suivent et vont permettre d’améliorer la desserte en électricité des foyers de la Ville de Conakry d’ici en 2012.Cela signifie que les populations de Conakry auront de l'électricité à plus de 16 heures par jour.

Pour vraiment remédier au problème, il nous faut faire un travail de fond, acquérir de nouvelles capacités tout en améliorant les réseaux de distribution. Je sais que cela prend du temps, mais c’est le temps de bien faire. Plus de solutions bâclées, qui ne durent que le temps d’une campagne électorale ! Dans ce domaine comme dans d’autres, l’aléatoire et le bricolage peuvent être pire que le manque. Nous méritons de vraies alternatives économiques et écologiques, telles que des énergies propres.

La solution définitive du problème d’électricité dans notre pays se trouve dans la construction de barrages hydroélectriques. Les travaux de Kaléta ont déjà démarré par la construction de la route d’accès. Nous avons nous même financé le lancement des études et des travaux qui seront réalisés par une des plus grandes entreprises spécialisées de la Chine. 

Je peux aujourd’hui vous annoncer qu’après des décennies de faux départs et d’annulations, le barrage de Foumi va enfin être réalisé et que le financement a été obtenu grâce au dynamisme et à la mobilisation des jeunes issus de la diaspora guinéenne en Europe et en Amérique du Nord. 

Le Premier Ministre se rend dans la semaine en Haute Guinée pour inaugurer la mise en place de système d’éclairage solaire dans les rues de Kankan et va officiellement annoncer aux autorités locales le démarrage des travaux de Foumi pour janvier 2012. Les études des mini-barrages de Zegbéla, Mongo et Foutah sont elles aussi en cours. Pour Souapiti et Amariya, situés sur le fleuve Konkouré comme Kaléta, la recherche de financement est engagée.

Tous ces grands travaux doivent s’accompagner d’une nouvelle culture de travail, axée sur des résultats. J’ai demandé aux Ministres concernés de s’assurer que les entreprises qui exécutent les travaux maintiennent leurs équipes 24h/24 en roulement 3 à 8. Par exemple l’Echangeur du pont 8 novembre et la route Kissosso/Dabompa doivent se réaliser dans les meilleurs délais sans en sacrifier la qualité. 

Notre ambition de jeter les bases d’une vraie démocratie suppose aussi la reforme du secteur de défense et de sécurité, que j’ai résolument entamée dès mon investiture. Je dois saluer nos forces armées, qui ont partagé cette vision républicaine et accepté toutes les mesures de cette grande réorganisation. Aujourd’hui, l’armée est dans les casernes, mobilisée et motivée pour la professionnalisation et la modernisation de ses forces.

Mon projet est de renouer avec la tradition d’une armée guinéenne, qui faisait la fierté de l’Afrique. Je souhaite d’une part lui donner les moyens d’être une armée véritablement républicaine capable d’assumer sa fonction traditionnelle de défense de l’intégrité du territoire. Et d’autre part, je souhaite la voir aller plus loin en s’impliquant aussi dans le développement économique et social du pays. Déjà, l’armée est fortement impliquée, à travers le Bataillon du Génie Militaire, dans la réalisation des routes et la construction de diverses infrastructures telle que la route d’accès au site du barrage hydroélectrique de Kaleta.

Le recensement biométrique en cours va favoriser le suivi de la formation à la retraite de chaque soldat et de chaque officier. Désormais, chaque avancement en grade doit correspondre au préalable une exigence de formation. 

Le départ à la retraite de 4.200 éléments se fera avec un plan d’accompagnement pour chaque homme. La fin de service dans l’armée comme dans la fonction publique en générale doit bientôt être perçue comme une nouvelle opportunité et non comme un désespoir.

Dans quelques jours, nous serons en 2012. 2012 sera pour la Guinée, l’année de la floraison et l’année de la transformation. C’est au cours de cette année 2012 que nous sentirons tous, de façon tangible, une amélioration progressive de notre mode de vie. C’est en effet en 2012 que nous moissonnerons les récoltes semées en 2011. 

Toutes ces réalisations que je viens d’énumérer, et j’en ai laissé beaucoup, ne constituent que les premières et fragiles germinations. Elles sont fragiles. Elles ont besoin de notre attention. Nous devons les entretenir, les arroser et les multiplier pour avoir un bon champ et une belle récolte. 

Je connaissais les difficultés de la tâche, mais ce que j’ai trouvé est pire que ce que j’avais imaginé. Notre pays, la société, l’économie et l’Etat étaient en agonie. Notre pays était blessé et malade. Donc je continuerai à demander des efforts pour que les récoltes à venir soient à la hauteur des graines germées. 

Pour autant nous ne devons pas relâcher nos efforts. De nouveaux chantiers nous attendent et trois priorités se dégagent: 
- Renforcer l’unité nationale,
- Changer et améliorer la vie quotidienne des populations,
- Transformer l’économie et attirer les investissements internationaux.

Pour renforcer l’unité nationale, je veillerai personnellement à la poursuite du dialogue politique multipartite que j’ai initié en recevant les leaders politiques le 15 novembre dernier. Le dialogue politique tourne autour de la préparation et de l’organisation des élections législatives 2012. Comme je l’ai dit aux leaders des partis politiques, ma position m’oblige à rester au dessus de la mêlée, mais conformément à leur demande explicite, je veille à la bonne marche du dialogue et j’encourage les parties prenantes à l’écoute et au compromis indispensables pour trouver un accord. 

Je souhaite, avec l’ensemble des guinéennes et guinéens, que les élections législatives se tiennent le plus rapidement possible en 2012. Et comme je l’ai déjà dit, sur la base d’un chronogramme consensuel prenant en compte le point de vue de toutes les parties impliquées.

Le renforcement de l’unité nationale passe par la réussite du processus de réconciliation nationale. Ce processus est difficile, mais indispensable pour la cohésion de notre nation et pour la construction de sa mémoire historique. La Commission provisoire chargée la réconciliation nationale, qui a été mise en place, co-présidée par l’Archevêque et l’Imam de la Grande Mosquée de Conakry, a tenu une rencontre le 15 décembre dernier.

Les deux vénérables religieux ont installé des groupes de dialogue dans toutes les préfectures et ont débuté leur collaboration avec des experts nationaux et internationaux pour guider et accompagner nos efforts. Leurs premières observations nous donnent l’espoir que nous sommes sur un bon chemin et la réconciliation dans notre pays est non seulement possible mais en route. 

Je crois profondément que le changement tant attendu, pour être concret, doit se manifester et s’ancrer dans la vie quotidienne des guinéennes et des guinéens. Par delà l’amélioration de la desserte en eau et en électricité, en plus de la construction de routes et de ponts ; d’autres secteurs clés doivent être d’avantages pris en compte durant l’année à venir : inclus l’agriculture et la mise en avant les femmes et les jeunes.

Mon but fondamental pour la Guinée est la souveraineté alimentaire. Nous devons, encore une fois, apprendre à produire ce que nous consommons et à consommer ce que nous produisons. Le développement agricole est notre meilleur outil de lutte contre la pauvreté. Nous sommes un pays majoritairement agricole. 70 pour cent d’entre nous vivent du travail de la terre. Nous disposons de 6 millions d’hectares de terres cultivables, dont nous n’utilisons que 10 pour cent , tandis que nous importons le riz et les autres denrées, qui constituent l’essentielle de notre alimentation. Accroitre notre potentiel agricole nous permettra d ‘atteindre un triple objectif :
- Assurer la sécurité alimentaire de chaque famille 
- Rééquilibrer notre balance commerciale en exportant plus que nous importons
- Devenir un des greniers du monde dans un contexte international ou la nourriture devient un enjeu crucial.

Dans un pays où 70 pour cent de la population a moins de 30 ans, les jeunes sont les premiers artisans du développement. D’autre part les femmes, qui traditionnellement sont le pilier de leur foyer, ont prouvé leur capacité d’entreprendre et d’assurer la redistribution de leurs revenus pour le bien-être de la communauté. C’est pourquoi j’avais mis en place le Fonds de solidarité des femmes et le Fonds de solidarité des jeunes. Pour pérenniser ces différents fonds, une Agence nationale pour la micro finance a été créée.

Cette Agence va collaborer avec les institutions de microcrédits, et très bientôt, les premiers fonds seront débloqués pour encourager l’entreprenariat féminin et favoriser l’emploi jeune. Dans ce domaine, les efforts seront renforcés et amplifiés dans les mois à venir. 

Pour les jeunes, le service civique et d’action pour le développement (SCAD) sera bientôt fonctionnel. C’est un engagement volontaire du jeune pour améliorer sa formation et exercer ses compétences. J’ai donné des instructions pour que le 1er Conseil d’Administration de ce service se tienne incessamment et examine le plan d’action pour le lancement effectif des activités. Les premiers jeunes volontaires non scolarisés, déscolarisés et diplômés sans emploi seront alors recrutés.

Mesdames, Messieurs, chers invités, 
La lutte pour le changement a été le combat de tous : syndicats, partis politiques, société civile, jeunes et femmes. Toutes les couches sociales de notre pays se sont données la main pour que la période d’exception aboutisse à l’établissement d’une démocratie véritable. Je garde dans mon esprit et dans mon cœur l’apport particulier de chacun.
Je profite de cette occasion pour féliciter et remercier les mouvements syndicaux pour le soutien qu’ils n’ont cessé d’apporter à mon action. La commission tripartite mise en place pour étudier ensemble et proposer des mesures concrètes pour la définition du salaire minimum de la retraite et de l’assurance maladie est le meilleur exemple de la collaboration indispensable entre toutes les forces vives de notre nation. 

Aux dirigeants et militants des partis politiques, je renouvelle mon engagement solennel à protéger les libertés dans le respect de la loi. Je leur demande de poursuivre leur mission d’éducation civique des militants et des populations, car il est important que le rôle de creuset des partis politiques pour la construction de la nation soit affirmé et promu.

Comme j’ai dit, étape par étape vers une vie meilleure : telle est notre ambition. A chaque étape, nous cherchons à faire deux choses simultanément : unifier notre nation, mais aussi la changer. En tant que Président, je suis chargé à la fois de la responsabilité de cette unité et de l’urgence de ce changement.

Je dois écouter et avancer. Je dois être à la fois « un homme pressé » et « un leader qui unifie son peuple ».

Ce double rôle requiert des qualités différentes. Le Premier –d’unifier- a besoin d’un président pour rassembler, faire des compromis, aborder avec humilité la tâche d’associer différents intérêts ensemble, des mouvements et des personnes. 

Je m’engage à faire cela. Je ferai de mon mieux pour combler les différences, accueillir des opinions contradictoires et de guérir les traumatismes de la division.

La seconde – qui consiste à changer la réalité quotidienne de la vie des gens pour le meilleur- le Président doit être résolu, déterminé et franc dans la poursuite de l’amélioration des services de base dont notre population a désespérément besoin.

Unité est un impératif politique profond. Mais l’amélioration de l’électricité, des routes, des infrastructures, des services de base et des emplois sont aussi très importants et représentent une urgence fondamentale pour les Guinéens qui ont vécu dans la pauvreté et les privations pendant trop longtemps.

La Guinée représente peut-être mieux que toute autre nation le paradoxe de l’Afrique: Des pays riches aux populations pauvres. Riche en ressources et potentiels ; pauvre dans les conditions de vie et réalités quotidiennes. Cela doit être changé et mon engagement pour le changement est absolu et déterminé.

Nous devons comprendre aussi que ces deux rôles sont, au niveau le plus profond, intimement liés : Si nous ne gardons pas notre Nation unie, nous n’aurons jamais l’espace politique de la changer. Mais si nous ne changeons pas quotidiennement la vie de notre peuple pour le meilleur, nous n’aurons jamais la réalisation physique nécessaire pour soutenir la politique. Les deux vont donc finalement ensemble. Ils se soutiennent mutuellement. Et moi, en tant que Président, je vais faire les deux, ensemble avec la même détermination et la même résolution.

J’ai lutté longtemps pour le changement, la liberté et la prospérité de notre pays. Je sais que l’une des conditions pour promouvoir la liberté et la prospérité est de rassembler tous les guinéens, toutes les guinéennes. Le temps que nous perdons dans les conflits politiques et sociaux peut être mieux utilisé pour bâtir l’avenir de nos enfants.

La richesse dont la Providence et la Nature ont doté notre pays nous permet d’être ambitieux, de nous projeter dans l’avenir en nous donnant les moyens d’être une nation émergente dans les années à venir. 

Cependant, ni la Nature ni la Providence ne peuvent développer la Guinée à notre place. Il nous faut retrousser nos manches et protéger nos premières pousses afin de les entretenir jusqu’à la récolte. J’ai hâte de voir la Guinée vivre à la hauteur de son potentiel. Cela passe par le travail, par l’unité, par la rigueur et par la solidarité.

Conakry, le 21 décembre 2011


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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 23:00

alpha



Dans le cadre de la dynamisation de l’intégration sous régionale et du raffermissement des liens d’amitié et de fraternité existant entre les pays de la sous région, son Excellence, Professeur Alpha Condé, Président de la République, Chef de l’Etat, effectuera à compter du lundi 17 octobre 2011, une visite d’Etat à Abuja, la capitale Nigériane où il prendra part au sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO.

Sont conviées à prendre part au cérémonial de départ prévu à 14 heures à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

 

 

·       Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

·       Messieurs les ministres membres du Cabinet Présidentiel

·       Madame la Présidente et les Vice-présidents du CNT;

·       Monsieur le Président du Conseil Economique et Social ;

·       Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême ;

·       Madame la présidente du CNC ;

·       Monsieur le Médiateur de la République ;

·       Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Nationaux de Guinée ;

·       Monsieur le Président de la CENI ;

·       Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

·       Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

·       Messieurs les Chefs des Etats-majors Particuliers ;

·       Messieurs les Directeurs Généraux de la Police et de la Douane ;

·       Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;

·       Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 16 octobre 2011

 

Le Bureau de Presse de la Présidence

 

Le Directeur

 

Moussa Cissé

 

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 22:53

Shell

Après plusieurs jours de rumeurs relatives à la hausse du carburant, c’est désormais officiel, le litre de l’essence comme du gasoil coûte 9500 francs contre 7500 francs il y a 24h. Les effets asymétriques de cette décision politique sont nombreux. En effet, face à l’extrême pauvreté des populations, nombreux sont les citoyens qui estiment que cette décision même justifiée est inopportune.

 

L’augmentation du prix du carburant entraîne inévitablement celle du prix du transport, des denrées alimentaires, parfois même des loyers et autres prestations de services.

Déjà, à 7500 francs le litre, pour ceux d’entre eux qui travaillent, les citoyens ont du mal à joindre les deux bouts. A fortiori pour les chômeurs.

Ceci dit, si la subvention du carburant par l’Etat coûtait mensuellement 114 milliards au trésor public, aucune mesure officielle d’accompagnement n’a été encore annoncée pour soulager les misérables populations réduites à la pauvreté.

A rappeler que nombreux sont les parents d’élèves qui ont été incapables d’acheter les fournitures pour leurs enfants au compte de la rentrée scolaire 2011-2012, faute d’argent, de pouvoir d’achat conséquent.

Devant une telle déchéance sociale, l’augmentation du prix du carburant semble inopportune et apparaît comme une mesure impopulaire.

A qui profite l’augmentation du prix du carburant ?

En tout cas, pas au Pr. Alpha Condé, ni politiquement, encore moins socialement.

Le comité paritaire devrait rapidement revenir sur cette décision car, même l'application d'une éventuelle mesure d'accompagnement liée à l'augmentation de salaires des travailleurs, n'aura pas d'effet, risque élevé d'inflation oblige. 

Gouverner, c'est prevenir. C'est anticiper. 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:31

 

 

 

CONAKRY-Le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante(CENI) a promis de rencontrer ce jeudi les deux candidats Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, pour confirmer ou reporter la date du second tour de la présidentielle prévu le 24 Octobre, a appris Africaguinee.com.

"Le programme que j’ai élaboré avec mes deux adjoints portent sur des rencontres avec les autres acteurs du processus électoral, notamment les membres de la CENI, le premier ministre, la présidente du conseil national de transition et les deux candidats Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.Ensemble, nous allons procéder à une réévaluation objective de la situation aujourd’hui, faire l’état lieux, pour prendre une décision en ce qui concerne le maintien ou non de la date du second tour", a déclaré le nouveau patron de la CENI, Général Siaka Sangaré.

Mercredi, les deux candidats ont exprimé leur souhait pour la tenue effective du scrutin présidentiel, ce dimanche.

Mais le pessimisme semble gagner du terrain, après l'annonce mardi de certains blocages du processus électoral. Dans un rapport remis au président de la transition, Général Sékouba Konaté, le comité de suivi des actes préparatoires du second tour des élections avait identifié des obstacles notamment la distribution des cartes alphanumériques auprès des Guinéens de l'étranger et l'accès aux fonds destinés aux élections par la CENI.

En attendant, tous les regards sont tournés vers la CENI qui va annoncer sa décision dans les prochaines heures.

Nous y reviendrons

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 12:44

 

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Je salue l’annonce, le 19 octobre, par le Président guinéen de la transition, de la nomination du Général Sangare à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), auprès de laquelle il représentait l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Il s’agit d’une étape déterminante dans la poursuite du processus électoral. Cette désignation vient mettre un terme salutaire à plusieurs semaines de contentieux sur la composition de la CENI, marquées par des incidents graves, menaçant la tenue du second tour de scrutin.

Ce résultat a encore une fois été rendu possible grâce aux efforts inlassables du médiateur burkinabe, le Président Compaoré, avec lequel je me suis entretenu hier dans la soirée de cette question. Les deux candidats, avec lesquels j’ai été en contact ces derniers jours, ont accepté cette décision et se préparent activement aux échéances de dimanche prochain.

Je salue cette attitude responsable qui laisse espérer que le tournant historique emprunté par la Guinée sera achevé dans les conditions d’un jeu démocratique ouvert et transparent.

Le Général Sangare, qui a déjà apporté à ce processus une expertise constructive, reconnue et saluée par l’ensemble des partenaires, a tout le soutien de la France dans la tâche essentielle qu’il lui revient d’accomplir.

Je saisis également cette occasion pour rendre hommage une nouvelle fois au travail remarquable engagé par l’OIF sous l’autorité du Président Abdou Diouf dans les processus de démocratisation sur le continent africain./. »

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 16:25

 

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PARIS-Le projet de loi sur l'immigration, dans les cartons du gouvernement depuis son adoption en conseil des ministres en mars, est examiné par l'Assemblée nationale à partir de ce mardi 28 septembre. Le texte, qui comporte 84 articles et 472 amendements, entend faciliter le renvoi des étrangers en situation irrégulière.

A la version initiale du projet de loi, ont été ajoutées les dispositions annoncées par le président de la République lors du "discours de Grenoble" du 30 juillet, parmi lesquelles figurent notamment les conditions dans lesquelles une personne récemment naturalisée pourrait être déchue de sa nationalité. Outre ces mesures de dernière minute, le texte vise à "mettre en œuvre certaines conclusions du séminaire gouvernemental sur l'identité nationale" qui s'est tenu en février, comme le précise le compte-rendu du conseil des ministres du 31 mars.

* Extension de la déchéance de nationalité

C'est la plus emblématique et la plus controversée des mesures préconisées par Nicolas Sarkozy à Grenoble, le 30 juillet. "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique", avait demandé le président de la République, soutenu dans une large mesure par sa majorité.

Un amendement déposé par des députés de la majorité va exactement dans ce sens. S'il est adopté, il modifiera l'article 222-14-1 du code pénal relatif aux violences envers les personnes dépositaires de l'autorité publique. Dans le cas de violences ayant entraîné la mort, une mutilation ou une infirmité permanente, le coupable pourra être déchu de la nationalité française si celle-ci a été acquise moins de dix ans avant les faits, et à condition que cette déchéance n'ait pas "pour résultat de rendre apatride l'auteur des violences".

La polygamie, en revanche, ne figure pas parmi les motifs de déchéance de nationalité, conformément à l'arbitrage rendu le 6 septembre par Nicolas Sarkozy, qui avait ainsi désavoué son ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux.

* Expulsion des étrangers communautaires

Espace Schengen ou non, un étranger venant d'un pays de l'Union européenne peut circuler librement pendant trois mois dans n'importe quel autre Etat membre. Le projet de loi propose qu'un ressortissant européen fasse l'objet d'une mesure d'éloignement en cas d'"abus d'un court séjour" – moins de trois mois – lorsqu'il multiplie des allers-retours "dans le but de se maintenir sur le territoire" ou s'il constitue "une charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale". Cette disposition, dont la conformité avec le droit européen reste à démontrer, a été ajoutée notamment afin d'expulser plus facilement les Roms en situation irrégulière.

* Réduction du périmètre d'action du juge des libertés et de la détention (JLD)

Souvent critiqués par l'exécutif pour leur "laxisme", les JLD verraient leur rôle limité par ce nouveau texte s'il est adopté en l'état. "En France, deux juges interviennent dans la procédure d'éloignement : le juge administratif (tribunal administratif), qui se prononce sur la légalité de la mesure d'éloignement ; le juge judiciaire (juge des libertés et de la détention), qui se prononce sur la régularité de la procédure et le maintien en rétention", précise-t-on en préambule du projet de loi.

Actuellement, les délais imposent au JLD de se prononcer avant le juge administratif. Sur les préconisations du rapport Mazeaud (PDF), le texte propose de porter à cinq jours le délai de saisine du JLD. Ce magistrat n'interviendrait ainsi qu'après que l'administration se soit prononcée sur l'éloignement ou non d'un étranger interpellé. Selon l'Union syndicale des magistrats administratifs, cette inversion va "mécaniquement entraîner une hausse sans précédent de la contestation des arrêtés de rétention devant les juridictions administratives". "Asphyxier le juge administratif [et] affaiblir le JLD [revient à] aliéner la justice à l'objectif de reconduire toujours plus", estime le syndicat.

Transposition de la directive "retour"

Les députés européens avaient adopté le 18 juin 2008 la directive "retour" établissant notamment des "standards minimaux en matière de durée de rétention et d'interdiction de retour" des immigrés en situation irrégulière. Douze articles du projet de loi sont consacrés aux détails techniques de la transposition de ces "standards" dans le droit français. En particulier, le texte prévoit qu'un étranger en situation irrégulière renvoyé vers son pays peut être interdit de séjourner sur tout le territoire européen pendant une durée maximale de cinq ans.

* Limitation du droit des étrangers malades

Le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit qu'un étranger peut bénéficier d'un titre de séjour si son "état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité" et "sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire".

Les débats porteront sur le terme "effectivement" de cet article. Un amendement (PDF), déposé par le député UMP Thierry Mariani et adopté en commission des lois, entend gommer ce terme. Mais des députés de l'opposition et de la majorité ont déposé d'autres amendements visant à laisser le texte en l'état.

Comme le note le député UMP Etienne Pinte, très critique envers la politique du gouvernement envers les étrangers, "s'interroger sur l'existence d'un traitement dans le pays d'origine de l'intéressé est dénué d'intérêt si l'on ne prend pas soin de vérifier qu'il y aura accès. En effet, dans l'immense majorité des pays, les traitements existent, mais ils sont réservés à une élite. Si le traitement existe mais que l'intéressé ne peut y accéder en pratique, les conséquences d'une exceptionnelle gravité sont inéluctables : aggravation de la pathologie, progression des complications, voire décès".

* Mariages "gris"

On connaissait les mariages "blancs" ; le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Eric Besson, a propulsé les mariages "gris" dans le débat médiatique, les qualifiant, en novembre 2009, d'"escroquerie sentimentale à but migratoire". Les "mariages gris", extrêmement difficiles à qualifier, désignent des mariages conclus entre un étranger et un ressortissant français au détriment de ce dernier, considéré comme abusé par son partenaire. Le texte propose que ces mariages soient désormais passibles d'une peine de sept ans d'emprisonnement, au lieu de cinq, et d'une amende de 30 000 euros, contre 15 000 actuellement.

Source:Le Monde.fr
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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:48

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Les deux candidats à la présidentielle, Cellou Dalein Diallo de l'UFDG et Alpha Condé du RPG viennent de signer à Ouagadougou, un "protocole d'entente pour une élection apaisée en Guinée", a appris Africaguinee.com, de source officielle.Nous vous livrons le contenu de ce protocole signé grâce à la médiation du Président Blaise Compaoré...

Protocole d'entente pour une élection apaisée en Guinée (Ouagadougou, 3 septembre 2010)

PREAMBULE


Nous, Cellou Dalein DIALLO, Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), et Alpha CONDE, Président du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), candidats arrivés en tête à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin 2010 en République de Guinée,

- Déterminés à assurer à la République de Guinée une transition politique pacifique, notamment par des élections libres, transparentes et démocratiques, gage d’une sortie de crise définitive ;
- Saluant la Déclaration conjointe de Ouagadougou du 15 janvier 2010 dont la mise en œuvre a permis à la Guinée de s’engager sereinement dans un processus électoral apaisé ;

- Ayant à l’esprit le climat serein qui a prévalu en Guinée lors du premier tour de l’élection présidentielle tenu le 27 juin 2010 ;

- Conscients du rôle historique que nous jouerons dans le second tour de l’élection présidentielle du 19 septembre 2010 et résolus à faire de cette élection la base d’une démocratie stable, d’une paix sociale durable et de l’essor économique de la Guinée ;

- Soucieux de préserver l’unité, la cohésion sociale et l’intégrité territoriale de la République de Guinée et déterminés à mettre l’intérêt supérieur du pays au-dessus de toutes autres considérations ;
- Se référant à la visite d’amitié et de travail effectuée à Ouagadougou par Son Excellence le Général d’Armée Sékouba KONATE, Président de la République de Guinée par intérim, Ministre de la Défense Nationale, les 26 et 27 août 2010 ;

- Guidés par l’esprit de concertation permanente préconisé par la Déclaration conjointe de Ouagadougou du 15 janvier 2010 ;

- Après des consultations fructueuses avec Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso, Médiateur dans la crise en Guinée, à Ouagadougou le 2 et 3 septembre 2010 ;

Sommes convenus de ce qui suit :

I. DE LA CAMPAGNE ELECTORALE

1.1. Les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle du 19 septembre 2010 s’engagent à mener une campagne politique apaisée, dans le respect mutuel et conformément aux dispositions constitutionnelles et législatives en vigueur, ainsi qu’au Code de bonne conduite auquel ils ont adhéré, afin de préserver la cohésion et l’unité du pays.

1.2. Ils prendront toutes les dispositions nécessaires pour que leurs militants fassent preuve de retenue lors de la campagne électorale.

1.3. Les deux candidats lancent un appel pressant aux médias nationaux et internationaux, pour qu’ils fassent preuve de retenue tout au long du processus électoral et qu’ils contribuent à sensibiliser les électeurs, tout en s’abstenant de toute propagande de nature à porter atteinte à la cohésion nationale, afin de permettre à la Guinée de sortir grandie de cette élection.

1.4. Dans le même esprit, ils lancent un appel solennel aux Forces de Défense et de Sécurité de la Guinée, afin qu’elles accompagnent, de façon constructive, le processus électoral, notamment en jouant pleinement leur rôle de défense et sécurité du territoire national et des institutions républicaines. Ils invitent également l’ensemble des institutions de la Transition à jouer leur rôle conformément aux dispositions pertinentes de la Déclaration conjointe de Ouagadougou du 15 janvier 2010, de la loi électorale et de la Constitution.


II. DE L’ORGANISATION DU SECOND TOUR DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE

2.1. Les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle s’engagent en outre à respecter l’indépendance de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et à tout mettre en œuvre afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle de principale institution chargée de l’organisation du scrutin présidentiel.

2.2. Ils invitent instamment la CENI à prendre les dispositions utiles pour corriger les insuffisances et dysfonctionnements relevés à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle, conformément aux recommandations de la Commission ad hoc, afin de garantir l’organisation d’un second tour dans les meilleures conditions de transparence, d’équité et d’impartialité.

2.3. Afin de s’assurer du bon déroulement du processus électoral, ils encouragent le Gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour apporter son appui technique à la CENI, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.


III. DE LA SECURISATION DU PROCESSUS ELECTORAL

3.1. Les Présidents de l’UFDG et du RPG mettront tout en œuvre pour assurer la discipline et l’ordre dans les rangs de leurs militants et sympathisants tout au long du processus électoral et pour éviter tout débordement susceptible de compromettre les opérations électorales.
3.2. Ils invitent instamment le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurisation effective du processus électoral avant, pendant et après les opérations du second tour de l’élection présidentielle du 19 septembre 2010. A cette fin, ils exhortent le Gouvernement à mettre à la disposition de la Force Spéciale de Sécurisation du Processus Electoral (FOSSEPEL) les moyens humains, financiers et matériels nécessaires à l’accomplissement de sa mission.


IV. DE L’ACCEPTATION DU VERDICT DES URNES

4.1. Le Président de l’UFDG et le Président du RPG s’engagent solennellement à se conformer scrupuleusement au verdict des urnes, tel qu’il résultera de la proclamation définitive des résultats du scrutin du 19 septembre 2010.

4.2. Ils s’engagent, en outre, à recourir exclusivement aux moyens de droit mis à leur disposition par les textes en vigueur pour toute réclamation qu’ils viendraient à formuler à la suite de la proclamation provisoire des résultats du second tour de l’élection présidentielle.

4.3. Dans le même sens, ils prendront les dispositions utiles pour que leurs militants et sympathisants acceptent, dans un esprit patriotique et démocratique, les résultats du suffrage du Peuple guinéen.


V. DISPONIBILITE ET APPEL SOLENNEL DU MEDIATEUR

5.1. Le Médiateur dans la crise en Guinée, le Président Blaise COMPAORE, réaffirme sa disponibilité à continuer d’accompagner les parties prenantes guinéennes dans le processus de Transition politique en cours.

5.2. Il lance un appel solennel aux deux candidats au second tour de l’élection présidentielle, ainsi qu’aux autres formations politiques guinéennes, aux institutions de la Transition et à l’ensemble du Peuple guinéen pour saisir l’occasion historique de cette élection, afin de jeter en Guinée les bases d’une stabilité et d’une démocratie durables.


5.3. Les deux candidats renouvellent leur confiance et leur reconnaissance au Président Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso, Médiateur dans la crise en Guinée, et au Président par intérim de la Guinée, le Général d’Armée Sékouba KONATE, pour toutes les actions menées en vue de faire de la Guinée un Etat de droit démocratique et stable.


Fait à Ouagadougou, le 03 septembre 2010


Monsieur CellouDalein DIALLO
Président de l’UFDG

Monsieur Alpha CONDE
Président du RPG

S.E.M. Blaise COMPAORE
Président du Burkina Faso,
Médiateur dans la crise en Guinée

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 21:37

 

sidia dalein abbée

 

Le 12 août 2010, s’est ouvert, au tribunal de première instance de Conakry II- Dixinn, la procédure de la citation directe servie le 09 août 2010 à Ben Sékou Sylla, Président de la CENI et El Hadj Boubacar Diallo, Responsable de la planification de la CENI. Par cette action, le candidat Alpha Condé et ses alliés sollicitent du Tribunal :
 
Sur l’action publique

- Prononcer telles peines qu’il échera au Tribunal contre Messieurs Ben Sékou Sylla et El Hadj Boubacar Diallo pour des infractions relatives à l’exercice des droits civiques telles que prévues aux articles 127 du code pénal ; 216 du code électoral, 51 du même code pénal ;

Sur l’action civile

Recevoir M. Alpha Condé, El Hadj Papa Koly Kourouma, M. Jean Marc Télliano, M. Ousmane Kaba, M. Ibrahima Kassory Fofana, M. François Loceny Fall, El Hadj Mamadou Sylla, Mme Saran Daraba Kaba, M. Alpha Ibrahima Keïra, M. Abraham Bouré, M. Mamadou Diawara, M. M’Bemba Traoré, M. Joseph Bangoura et El Hadj Bouna Keïta en leur constitution de partie civile et les y déclarer bien fondés.

En conséquence

- Condamner solidairement Messieurs Ben Sékou Sylla et El Hadj Boubacar Diallo à leur payer la somme d’un franc symbolique, à titre de dommages-intérêts ;
- Ordonner la publication et l’insertion du jugement à intervenir dans cinq (5) journaux de la place et en dix (10) éditions chacune aux frais des condamnés, à savoir : Horoya, Le lynx, L’indépendant, L’observateur, La nouvelle tribune ;
- Mettre les frais à et dépens à la charge des prévenus.

Pour soutenir leur action, Alpha Condé et ses alliés, parties civiles, ont présenté les faits de la cause comme suit :

« Mais contre toute attente, il s’avère que les procès-verbaux des bureaux de vote et des Commissions Administratives Centrales de recensement des votes de plusieurs circonscriptions électorales, en l’occurrence ceux de Kankan, Lola, Matam et Ratoma n’ont pas été transmis à la Cour Suprême jusqu’au jour où celle-ci a statué sur les recours à elle présentés et proclamé les résultats définitifs du scrutin du 27 juin 2010, c'est-à-dire le 20 juillet 2010.

Le fait est qu’au niveau de la CENI, lesdits procès-verbaux ont été soustraits de la masse des procès-verbaux transmis par ladite CENI à la Cour Suprême et, qu’en tout état de cause, la rétention ou la non transmission desdits procès-verbaux changera significativement, les résultats définitifs du scrutin du 27 juin 2010. »

Plus précisément à l’égard de EL Hadj Boubacar Diallo, ils ont écrit :

« Plus grave, les procès-verbaux soustraits, retenu et en tout cas, non transmis à la Cour, ont été découvert, retrouvé dans l’un des bureaux de la CENI, en l’occurrence celui de Monsieur El Hadj Boubacar Diallo, Directeur de la planification de ladite CENI et certaines autorités en ont été saisies dont celles du Ministère de l’Administration du Territoire et des affaires politiques (MATAP), selon les informations dignes de foi parvenues aux requérants. »

Les faits ainsi que rapportés par le candidat Alpha Condé appellent un double commentaire aux plans juridique et politique.

Au plan juridique, l’article 7 de la loi du 29 octobre 2007 portant création, attributions, composition, organisation et fonctionnement de la CENI fait obstacle à la recevabilité de l’action. Ce texte dispose en effet que :

« Article 7 : Sauf cas de flagrant délit, un membre de la CENI ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé pour des opinions exprimés ou des actes commis dans l’exercice de ses fonctions. Pour toute autre infraction, la poursuite n’est possible qu’après avis du Bureau de la CENI.»

Dans le cas d’espèce et sans préjudice des autres irrégularités affectant l’exploit introductif d’instance, il n’y a pas flagrant délit puisqu’il résulte de l’exploit de citation directe que les faits incriminés découlent de l’arrêt de la Cour Suprême du 20 juillet 2010 sur les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin 2010. Par ailleurs, il n’est pas établi que le bureau de la CENI ait donné son avis sur les poursuites engagées contre son Président et l’un de ses membres.

Pour justifier leur intérêt à agir, le candidat Alpha Condé et ses alliés ont écrit dans leur exploit de citation :

« En agissant comme ils l’ont fait, les prévenus sus nommés ont, consciemment, nui aux requérants et dans une certaine mesure aux Autorités en charge de la Transition qui espéraient également que de tels manquements n’auraient jamais pu être commis par les Responsables de la CENI alors qu’ils dûment prêté serment.

Dès lors, les requérants s’estiment fondés à s’adresser à justice d’autant que les faits reprochés aux sus nommés sont prévus et punis par la loi, notamment les articles 127 du code pénal et 216 du code électoral en vigueur.»

Dans une élection à deux tours, justifier de la sorte son intérêt à agir paraît pour le moins curieux :

- pour les alliés du candidat Alpha Condé, l’action est sans intérêt puisque en tout état de cause, elle ne peut aboutir à leur ouvrir l’accès au second tour du scrutin présidentiel ;
- pour le candidat Alpha Condé, il en est de même : l’arrêt de la Cour Suprême ayant confirmé son classement découlant des résultats provisoires proclamés par la CENI le 02 juillet 2010, le candidat Alpha Condé participera au second tour de l’élection.

L’intérêt n’est pas non plus dans la satisfaction morale de voir sanctionner une violation de la loi, comme tend à le faire croire la réclamation du franc symbolique à titre de réparation civile.

L’objectif poursuivi par le candidat Alpha Condé et ses alliés est politique : les membres de la CENI formant un corps, dans leur entendement, la condamnation pénale frappant un ou des membres de l’institution devrait conduire à la dissolution de celle-ci. Ils ont agi dans ce sens parce que le poids de l’Alliance de l’UFDG et des partis alliés a remis en cause les calculs et projections politiques de leurs experts.

Ainsi, le vœu du candidat Alpha Condé serait exaucé : obtenir la recomposition, à son goût, de la CENI, nouvelle formule, pour gérer le scrutin du 19 septembre 2010. C’est à cette fin qu’une véritable guérilla judiciaire est déclenchée contre les membres de la CENI. En effet, outre l’action pénale ci-dessus décrite, une procédure de référé a été initiée contre la CENI, à l’effet de la contraindre à se conformer à un mémorandum du RPG comme si un tel document était une loi, un décret ou un arrêté ayant force exécutoire : un catalogue de critiques, d’observations et de suggestions d’un parti politique ne peut lier une institution constitutionnelle comme la CENI et un juge ne peut, sans outrepasser ses pouvoirs, faire des injonctions à une telle autorité.

Il importe de rappeler au candidat Alpha Condé que :

- on ne change pas les règles et l’arbitre d’un match pendant la mi-temps ;

- on ne garantit pas son élection en changeant, entre les deux tours, les modalités d’organisation du scrutin tant sur le plan institutionnel que sur le plan normatif ;

- tous les partis ayant présenté des candidats ont accepté d’aller à l’élection présidentielle avec la CENI dans sa composition antérieure au coup d’Etat du 23 décembre 2008. Le candidat Alpha Condé a déclaré à ce propos :

« Lorsqu’au niveau des Forces Vives, on a remis en cause la CENI, et qu’on a demandé l’audit, c’est moi qui suis intervenu pour dire non. Pourquoi ? Parce qu’il y a cent partis. Si on avait renié la CENI qui m’était défavorable, on allait perdre beaucoup de temps pour mettre une autre CENI en place. Voilà pourquoi ce jour-là, publiquement, j’ai demandé qu’on laisse continuer la CENI » (cf. déclaration in « La lance » n°701 du 14/07/2007 p.9).

Les actions du candidat Alpha Condé contre la CENI sont d’autant curieuses que dans sa requête à la Cour Suprême du 09 juillet 2010 relative aux résultats provisoires, il avait demandé la validation desdits résultats après avoir déclaré ce qui suit :

« En définitive, les quelques insuffisances ou défaillances qui ont pu être relevées ne sont pas de nature à entacher la régularité ou la sincérité du scrutin du 27 juin 2010 ».

Comment peut-il s’acharner aujourd’hui contre la CENI après avoir été retenu pour le second tour par la même institution, décision confirmée par la Cour Suprême ?

La réponse est que l’alliance UFDG et partis alliés a anéanti ses chances d’être élu.

Au regard des commentaires qui précèdent, l’UFDG et les partis alliés mettent en garde contre les conséquences imprévisibles de toute décision, administrative ou judiciaire, ayant pour effet de modifier la composition de la CENI avant le second tour du 19 septembre 2010. Ils en appellent à la vigilance de toutes les autorités de la transition afin qu’il soit mis fin aux actions malicieuses dont le seul but est de perturber le déroulement normal du processus électoral, voire de compromettre la tenue du scrutin du 19 septembre 2010.

L’UFDG et ses partis alliés condamnent avec la plus grande fermeté ces actions qui traduisent l’incivisme de leurs auteurs et le peu d’intérêt qu’ils portent à la douloureuse condition du peuple de Guinée. Ils affirment par la présente déclaration qu’ils s’y opposeraient par toutes les voies appropriées.

Conakry le 17 août 2010

POUR LES PARTIS DE L’ALLIANCE
UFDG 
UFR NGR
PUP GECI

AMPLIATION

- Monsieur le Président de la République, Président de la Transition
- Monsieur le Président du Faso, Médiateur
- Madame la Présidente du Conseil National de la Transition
- Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême
- Monsieur le Premier Ministre
- Monsieur le Président du Conseil Economique et Social
- Monsieur le Président du Conseil National de la Communication
- Monsieur le Ministre de la Justice
- Monsieur le Président du Tribunal de Première Instance de Dixinn
- Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn
- La presse nationale et internationale 
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