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LE SOUS-PREFET ET LE PRESIDENT DE LA CRD


3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 11:10



Le ministre de l'administration du territoire et des affaires politiques (MATAP) Nawa Damey a présidé la signature d'une convention de partenariat entre l'international foundation for electoral systems (IFES) et le programme des nations unies pour le développement (PNUD), dans la salle de conférence de son département ce vendredi 30 avril 2010.

D'entrée de jeu, le Directeur pays PNUD en Guinée Adama Koulibaly a donné les règles d'engagement : "La signature du présent protocole d'accord avec IFES sur le financement de 1.200.000 Euros confirme notre engagement et notre confiance dans l'avenir du pays (la Guinée). Le montant de cette convention permettra à IFES de soutenir l'exécution par la société civile guinéenne de quatre types d'activités importantes pour le processus électoral. Il s'agit de la sensibilisation des populations; de la sensibilisation des forces de sécurité en vu d'un scrutin serein; du renforcement des capacités des acteurs MATAP, CENI... et de l'observation électorale domestique. La présente convention accompagne la finalisation de la liste électorale, la distribution des cartes d'électeur et de la mobilisation des différentes parties prenantes dont : populations, parties politiques, société civile, médias, CENI, MATAP, forces de sécurité, cour suprême pour le vote à l'occasion de la prochaine élection présidentielle, mais également pour les élections législatives", explique-t-il.

Adama Koulibaly promet que son institution veillera à ce que la transition guinéenne se déroule dans les meilleures conditions : "C'est le lieu de réitérer toute la gratitude de l'union européenne pour avoir financé plus de 11 millions d'Euros (pour la transition en Guinée). Je voudrais vous assurer de notre disponibilité total à appuyer vos efforts et ceux de la CENI pour la finalisation et le bon déroulement du processus électoral et à la conduite à terme d'une transition apaisée"

La représentante de IFES a déclaré qu'il ne s'agit pas seulement de vite aller aux élections mais de garantir les institutions de la Guinée après la transition. Elle affirme que cette convention envisage de former 150 encadreurs et 850 agents de maintien d'ordre pour la sécurisation des élections prévues le 27 juin prochain. Elle promet de réaliser cela avant le 27 mai, date à laquelle débutera la campagne électorale dans les conditions normales.

Le ministre de l'administration du territoire et des affaires politiques (MATAP) Nawa Damey a remercié l'union européenne et la communauté internationale pour l'appui financier, moral et matériel apporté à la Guinée depuis le début de la transition en cours.

A signaler que la cérémonie s'est déroulée sous la supervision du chef de délégation de l'Union Européenne. L'Ambassadeur d'Espagne en Guinée, les premiers conseillers des Ambassades de la France et des États-Unis d'Amérique, le rapporteur de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et beaucoup d'autre responsables de la transition ont pris part à cette cérémonie.

Un compte-rendu d'Abdourahamane Bakayoko
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 11:09



Le président intérimaire, Général Sékouba Konaté a signé vendredi série de décrets portant promotion de plusieurs officiers supérieurs de l'armée guinéenne.

Selon un décret, le Lieutenant-Colonel Aboubacar Sidiki Camara dit "Idi Amin" est nommé chef d'état major général adjoint des armées.

Au niveau de la sécurité présidentielle, un nouveau remaniement a été opéré par le Général Sékouba Konaté.C'est le capitaine Naby Camara alias "B52" qui assure la fonction de coordinateur général de la garde présidentielle. Un poste qui vient diminuer les attributions du ministre chargé de la sécurité présidentielle, Commandant Claude Pivi "Coplan", un proche du chef de la junte.


A noter que ces décrets interviennent dans un climat de suspiscion suite aux rumeurs relatives a un éventuel retour du Capitaine Moussa Dadis Camara en Guinée.

Récemment plusieurs officiers proches du Capitaine Moussa Dadis Camara ont été limogés dont le Colonel Oumar Sanoh, ancien chef d'état major général de l'armée.

Nous y reviendrons.

Mamadou Camara
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 11:05

 




Le dirigeant par intérim de la Guinée, le général Sékouba Konaté, a réaffirmé la tenue de l'élection présidentielle le 27 juin malgré des tensions, a-t-on appris samedi auprès d'une mission internationale à Conakry.

"Le président guinéen par intérim, le général Sékouba Konaté a réaffirmé le 30 avril" à une délégation de la la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'Union Africaine (UA) et des Nations unies (Onu) "que toutes les dispositions seront prises pour assurer la tenue de l'élection présidentielle le 27 juin 2010", indique un communiqué conjoint de ces organisations transmis au bureau de l'AFP à Dakar.

La période de transition qui associe des membres de l'opposition au gouvernement doit aboutir à la première élection présidentielle libre depuis l'indépendance de la Guinée en 1958.

"La visite de la délégation conjointe, à Conakry du 29 et 30 avril, a été initiée suite aux informations récentes faisant état de tensions entre des acteurs de la transition au sujet du processus électoral", indique le texte.

La délégation était composée du président de la commission de la Cédéao, James Victor Gbeho, de l'envoyé spécial du président de la commission de l'UA pour la Guinée, Ibrahima Fall, et du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'ouest, Saïd Djinnit, selon la même source.

Elle a notamment rencontré Sékouba Konaté, le Premier ministre de transition Jean Marie Doré et la présidente du Conseil national de transition (CNT, assemblée législative), Rabiatou Serah Diallo.

La délégation a "exhorté les acteurs de la transition à veiller au respect strict du calendrier électoral et à prendre les dispositions nécessaires à cet effet, y compris l'adoption rapide du projet de constitution et du projet de code électoral" soumis au président Konaté par le CNT.

Homme clé de la prise du pouvoir par l'armée fin 2008 à Conakry, Sékouba Konaté dirige la Guinée depuis la mise à l'écart du chef de la junte, le capitaine Dadis Camara, grièvement blessé à la tête lors d'une tentative d'assassinat le 3 décembre à Conakry.

Source:AFP
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:09
 

En début de semaine dans la cité de l’alumine, le préfet de Fria accompagné de plusieurs cadres de la préfecture a entamé une tournée de prise de contact auprès des collectivités relevant de son autorité.

La première étape ciblée dans cette mission de travail fut la Crd de Tormelin.


Le lieutenant Mohamed Nabé a mis cette occasion à profit pour demander aux populations de cette localité de se mobiliser pour lutter contre tous les fléaux sociaux qui obstruent la voie du développement, à savoir le banditisme, la criminalité, le vol, le viol, la drogue, l’ethnocentrisme et toutes les autres tares connues des Guinéens.


Il a aussi poussé les sages, les élus locaux et parents à la culture de la paix, de l’entente, de la cohésion, de la fraternité et surtout de l’éducation et de l’encadrement des jeunes.


Le lieutenant Mohamed Nabé pour conclure cette première étape exhortera les sous-préfets, les présidents de Crd, de districts et les agents administratifs à la lutte pour le bon fonctionnement de leurs services respectifs et la protection de l’environnement

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 00:15


Le médiateur de la CEDEAO sur la crise guinéenne, le Président Blaise Compaoré a estimé mercredi soir que « les propositions de sortie de crise des Forces Vives sont à la fois constructives et intéressantes pour la suite de sa mission ».

A l'issue de deux jours de rencontre avec les forces vives guinéennes, le médiateur Burkinabé a avoué que les propositions de l'opposition guinéenne n'ont pas "beaucoup évoluées", notament en ce qui concerne le départ de la junte militaire du Capitaine Moussa Dadis Camara.

Parlant des sanctions de la communauté internationale contre la junte guinéenne, le Président Blaise Compaoré dit « travailler avec ces sanctions en attendant de rencontrer l’autre camp qu’est le CNDD ».

A noter que la semaine prochaine. le médiateur Burkinabé doit rencontrer les délégués de la junte, avant de faire une synthèse de sa médiation qu'il proposera aux deux parties .

Les leaders des forces vives guinéennes, doivent quitter Ouagadougou ce jeudi pour rejoindre Conakry.

Nous y reviendrons.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:45



Depuis ce 2 novembre, les protagonistes de la crise politique guinéenne, CNDD et Forces vives sont à Ouagadougou. Pour une rencontre autour du médiateur Blaise Compaoré, le président du Faso. De quoi braquer le regard de tous les Guinéens sur la capitale burkinabè où se joue le destin de leur pays. Un véritable écheveau à démêler par un homme d’expérience. Le défi sera-t-il relevé ?

Au demeurant, l’initiative de la médiation du chef de l’Etat burkinabè remonte aux dernières assemblées générales des Nations-Unies à New York. A cette occasion, Abdoulaye Wade, le président sénégalais, jusque-là père spirituel du capitaine Dadis, a proposé à ses homologues africains, le nom de Blaise Compaoré, pour faire de la facilitation dans la crise guinéenne. Les tristes événements du stade du 28 septembre n’ont fait que donner un coup d’accélérateur au processus et amener Umaru Moussa Yaradoua, chef de l’Etat nigérian et président en exercice de la CEDEAO à nommer le Burkinabè.

Toujours dans l’urgence, ce dernier voyant le feu à la case Guinée, hâte les pas pour jouer les pompiers avant que les frères ennemis guinéens ne se déchirent définitivement. D’où sa visite-éclair à Conakry, qui fut pour lui l’occasion de prendre toute la mesure du challenge qui l’attend.

Compaoré est un habitué des missions de bons offices qui plus est fort de ses expériences togolaise et ivoirienne. Sur le dossier guinéen, il a beaucoup consulté, pour que son souci premier soit de partager immédiatement avec les acteurs guinéens, ses premières conclusions. Ce qui l’amène à ouvrir ce premier round des négociations. Il faut seulement dire que la tâche du médiateur s’annonce hardie, étant donné que les deux parties en conflit sont aux extrêmes.

Le CNDD, par le fait de sa grande répression du 28 septembre, a toutes les raisons de se radicaliser, l’après-pouvoir ne s’annonce pas de tout repos pour lui, quand le Tribunal pénal international se profile à l’horizon. Avec une telle appréhension, nombre d’observateurs pensent que la crainte du TPI constitue désormais une donnée avec laquelle il faut compter dans la résolution de la crise guinéenne. Dans ce sens, d’importants signaux ont été envoyés à la junte du capitaine Dadis, certes pour en finir avec l’impunité ambiante héritée du système Conté, mais aussi pour que l’actuel chef de l’Etat guinéen s’accroche davantage à son fauteuil.

Bien sûr que les rapports accablants d’organisations internationales de droits de l’homme, les sanctions ciblées de la communauté internationales visant lui-même et ses proches, ainsi que l’embargo sur les armes sont autant d’éléments qui ne faciliteront pas les négociations.

S’agissant des forces vives, pour ne pas dire la classe politique, beaucoup de leurs leaders estiment que le capitaine Dadis est disqualifié à la tête du pays. Blessés dans leur amour propre (ils se disent humiliés), très peu de personnes les voient s’accommoder désormais du chef de la junte à la tête de la transition, tant l’envie de régler définitivement les comptes du CNDD transparaît de leurs propos chaque fois qu’ils en ont l’occasion.

Vivant cela au quotidien, Dadis et son CNDD savent très bien qu’ils sont attendus au tournant. De là à voir la Guinée régentée dorénavant par l’équilibre de la terreur, il n’y a qu’un pas. La pauvre !
L’heure est si grave que, harcelé par la communauté internationale, le CNDD n’hésitera pas à s’appuyer sur l’armée pour organiser sa résistance. Quitte à démontrer une fois de plus si besoin en est qu’il a la gâchette facile. Et à l’opposée, ne pouvant dans l’immédiat compter sur leurs troupes (traumatisées par la répression du 28 septembre dernier), les forces vives n’ont pas d’autre choix que de jouer à fond la carte de l’isolement de la junte par la communauté internationale.

Tout ceci pour la misère des populations qui n’ont jamais connu le bonheur depuis l’indépendance. Ce, en dépit de la générosité de la providence à l’endroit de leur pays. Là est tout l’enjeu de la médiation du président Compaoré. Comment arrêter cette descente aux enfers ? Comment sortir la Guinée de ce cercle vicieux pour qu’elle ait enfin un bon départ ?
Les réponses à ces questions demandent beaucoup de génie de la part du médiateur de la CEDEAO.

Amadou Oury Diallo
Source: Nouvelle Elite

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:39


Le médiateur de la CEDEAO sur la crise guinéenne, le Président Blaise Compaoré a déclaré mardi que la situation en Guinée est "préoccupante", à l'issu de sa rencontre avec les forces vives guinéennes à Ouagadougou.

"J’ai fait le constat à leur écoute, que la situation reste préoccupante sur bien des plans, politiques, économiques, sécuritaires, respect des droits humains et qu’il faut réellement s’engager pour une solution rapide de sortie de crise en Guinée.", a déclaré le président du Faso.

Le médiateur Burkinabé a proposé un plan de travail aux forces vives guinéennes avant de soumettre leur proposition aux délégués de la junte présents à Ouagadougou."J’ai présenté une démarche pour la conduite des travaux qui vont commencer d’ici demain en leur demandant d’abord de me fixer leurs pensées, leurs idées sur des grandes questions centrales pour la sortie de crise, notamment leur point de vue définitif sur la nouvelle Autorité de transition qui a été préconisée par les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’Union africaine, sur un chronogramme du processus électoral, sur les conditions d’éligibilité qui sont aussi des questions en discussion actuellement. Cela va me permettre, avec les avis que je vais aussi prendre du CNDD, de pouvoir faire une synthèse pour présenter un accord à discuter entre les deux parties.», a ajouté le Président Blaise Compaoré.

Au niveau des forces vives guinéennes, les tractactions continuent pour soumettre mercredi des propositions pour une sortie de crise en Guinée.

Nous y reviendrons
.

Une dépêche de Mamadou Camara
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Published by SOURCE: AfricaGuinee - dans Activités politiques
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 22:28
Lettre de démission de Docteur Alpha Diallo, Ministre guinéen du Travail, de la Reforme Administrative et de la Fonction Publique. Docteur Alpha Diallo, Ancien Ministre du Travail, de la Reforme Administrative et de la Fonction Publique.] À son Excellence Monsieur le Président de la république, Chef de l’état- Conakry.

 

Excellence Monsieur le Président de la République.

Par décret D/2009/PRG/CNDD du 14 janvier 2009, vous avez bien voulu me nommer au poste de Ministre du Travail, de la Reforme Administrative et de la Fonction Publique; tâche que j’ai assumée au mieux de mes compétences et de mon dévouement pour l’intérêt exclusif de notre pays.

Après les événements du 28 septembre 2009, mes convictions religieuses et morales ne me permettent plus d’exercer mes fonctions actuelles telles que je le souhaiterais.

Cette situation vient se greffer au dysfonctionnement chronique déjà constaté au niveau du département dont vous aviez bien voulu me confier la charge. Ce qui du reste a contribué à dégrader fortement ma santé.

Aussi suis-je donc dans l’incapacité de donner la pleine mesure de mes compétences et de satisfaire à votre très légitime attente.

Partant, mon honnêteté me commande de vous demander respectueusement et en toute loyauté de me décharger de mes fonctions actuelles.

Je vous remercie très respectueusement de la haute confiance que vous aviez bien voulu placer en ma modeste personne.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute et déférente considération.

Copie : Premier Ministre

Conakry le 10 octobre 2009

Docteur Alpha Diallo, Ancien Ministre du Travail, de la Reforme Administrative et de la Fonction Publique.

Documents transmis par
Ibrahima SYLLA "Ibra"                                                     
Directeur du Bureau de Presse du                                                       
Conseil National de la Communication                                               
Siège : "Palais du 25 août"

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 22:15

En ma qualité de journaliste, je me trouverais en porte-à-faux avec la déontologie et l’éthique de la profession ; en tant que cadre, ce serait trahir ma conscience et tromper l’opinion, que de vouloir entretenir cette apparence en continuant de donner l’impression d’une collaboration dont la réalité ne s’est jamais vérifiée dans les faits.

Abdoulaye CONDE

Abdoulaye CONDE

Abdoulaye Condé Conseiller chargé de la Communication et des NTIC à la Présidence de la République
Conakry, le 15 octobre 2009
 
 
A Son Excellence
Monsieur le Président de la République,
Chef de l’Etat/ Directrice du Cabinet
 
Objet : Démission
 
         Excellence Monsieur le Président,
 
Je viens par la présente vous rendre ma démission des fonctions de 1er Conseiller, chargé de la Communication et des NTIC à la Présidence de la République que j’occupais depuis le 14 janvier 2009.

Tout en vous remerciant, Monsieur le Président, de la confiance placée en ma modeste personne en me choisissant parmi tant de compétences, je suis au regret de constater, dix mois après, que les conditions n’ont pas été créées ni les moyens réunis pour me permettre d’exercer et d’agir efficacement dans le sens des espérances que suscitaient ma nomination. Les nombreuses Notes techniques proposant un programme et les règles d’une politique de communication maitrisée et productive n’ont jamais été suivies. Des personnes sans statut, et pour des intérêts mesquins et égoïstes, s’improvisant communicants alors qu’elles n’avaient ni la formation, ni la qualité encore moins le talent pour prétendre jouer ce rôle, ont œuvré à cultiver une image peu reluisante du chef de l’Etat guinéen. Par rapport à la position officielle qui est la mienne, j’avoue vivre comme un drame personnel les effets désastreux de ce mercantilisme impitoyable et dégradant.

Après avoir vainement gardé l’espoir d’une éventuelle normalisation et amélioration de l’environnement de travail, seules voies capables de rectifier le tir et corriger l’image de la haute institution présidentielle que vous incarnez, je suis arrivé aujourd’hui à la regrettable conclusion qu’il n’y a aucune autre alternative pour moi que celle de rendre le tablier.

Par ailleurs, Monsieur le Président, en acceptant ma nomination, j’étais particulièrement heureux de contribuer à vos côtés à la réalisation de certaines valeurs explicitement contenues dans l’acte de prise du pouvoir par le CNDD et souvent réitérées dans vos discours : L’instauration d’un Etat de droit, la promotion et la défense  de la démocratie, des libertés et des droits humains, la culture de la bonne gouvernance, la fin de l’impunité, la lutte contre la corruption, l’organisation d’élections transparentes et crédibles…

Ces valeurs, Monsieur le Président, sont celles qui ont animé ma conscience professionnelle et alimenté ma plume jusqu’au jour de ma nomination, le 14 janvier 2009, au poste de premier conseiller en charge de votre communication.  Elles sont celles pour lesquelles je me suis battu durant ma carrière de journaliste et auxquelles je continue de croire fermement. Hélas, les derniers événements du 28 septembre 2009, constituent, à mon humble avis, au nom du patriotisme, de l’honnêteté et de la sincérité toujours prônées dans vos déclarations, une autre raison de me démettre d’une fonction dont les apparences exposent son occupant aux fâcheuses conséquences des dégâts provoqués par l’improvisation, l’amateurisme et la fuite en avant.

En ma qualité de journaliste, je me trouverais en porte-à-faux avec la déontologie et l’éthique de la profession ; en tant que cadre, ce serait trahir ma conscience et tromper l’opinion, que de vouloir entretenir cette apparence en continuant de donner l’impression d’une collaboration dont la réalité ne s’est jamais vérifiée dans les faits.

Je souhaite que cette démission, qui ne se veut ni sensationnelle ni alarmiste, serve de sonnette d’alarme et attire votre attention sur le malaise et le désoeuvrement dans votre cabinet. Aussi, comme je l’ai déjà écrit et publié lors des cent jours de votre avènement à la tête de l’Etat guinéen, mon souhait demeure que vous rentriez dans l’histoire de ce pays, que vos enfants et petits enfants soient vus dans cinquante ans, cent ans, comme les descendants de celui qui a instauré la vraie démocratie en Guinée.

Dans l’espoir que vous comprendriez le déchirement qui est le mien en franchissant aujourd’hui ce pas, cette difficile décision, je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Président, en l’expression de mon dévouement citoyen.
Que le TOUT PUISSANT ALLAH guide votre inspiration et protège la Guinée. AMEN
 
Abdoulaye CONDE
Journaliste
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Published by CONDE Abdoulaye - dans Activités politiques
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 01:02



A l’ouverture de la réunion, lundi matin, il y avait, d’un côté, les Forces vives guinéennes, avec les principaux leaders de l’opposition et de la société civile, et, de l’autre, une délégation de la junte militaire et du gouvernement conduite par Mathurin Bangoura, ministre de la Communication et membre du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), dirigé par le capitaine Dadis Camara.

 

Le président de la Commission de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), Mohamed Ibn Chambas, après avoir observé une minute de silence pour les victimes du 28 septembre dernier, a eu, ensuite, des mots très durs à l’endroit de la junte. « La situation en Guinée, a dit Chambas, s’est aggravée par l’arbitraire et l’oppression contre les opposants et une population civile sans armes. Ces populations se tournent vers l’Union africaine, la CEDEAO et la communauté internationale pour ne plus qu’on tire sur elles. La CEDEAO appelle à la création d’une commission d’enquête internationale sur les événements du 28 septembre ».


Les attentes de la communauté internationale


L’enjeu de cette réunion, c’est d’abord de clarifier les rôles du Groupe de contact international et de Blaise Compaoré, le président burkinabé désigné facilitateur par la CEDEAO. Ensuite, cette réunion se tient à quelques jours de l’expiration du délai d’un mois fixé par l’Union africaine (UA) pour que la junte clarifie par écrit ses intentions, de prendre part ou de ne pas participer aux élections. « Et nous attendons ici des indications de la délégation du CNDD et du gouvernement », a déclaré Ibrahima Fall, co-président du groupe au titre de l’Union africaine.

La réunion prépare aussi un sommet du Conseil de sécurité des pairs de l’Union africaine, prévu la semaine prochaine. Maintenant, les Forces vives attendent de cette réunion que le groupe de contact international, ou du moins la CEDEAO, disqualifie le capitaine Dadis Camara comme chef d’Etat de Guinée, qu’il soit disqualifié également comme celui pouvant conduire la transition. Et puis, que la communauté internationale déploie une force neutre en Guinée pour protéger la population et les opposants.


Conakry « ville morte »


Pendant ce temps-là à Conakry, c'était la journée « ville morte ». Les habitants de la capitale ont répondu à l'appel des syndicats qui ont demandé aux Guinéens d'observer deux journées de deuil et des prières. La junte a fait savoir que les rassemblements étaient interdits. Pour le syndicaliste Ousman Oura Diallo, il s'agit aussi de montrer la détermination de la société guinéenne, au moment où les diplomates de la CEDEAO se réunissent à Abuja.

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